Bobo/Projet Planification familiale : Le taux de réalisation au-delà des 100 %

Les membres du projet de renforcement de la Planification familiale (PF) et de la Santé sexuelle et reproductive (SSR) ont tenu une rencontre ce vendredi 07 mai 2021 à l’hôtel de ville de Bobo-Dioulasso. L’objectif est de faire le bilan et partager les résultats dudit projet. C’était en présence de la 2ème adjointe du maire de la commune, Madeleine Konaté/Boni.

Officiellement lancé le 07 mai 2018, le projet de renforcement de la PF et de la SSR avait pour objectif de contribuer à atteindre un taux de prévalence contraceptive de 32% chez les femmes en âge de procréer (15 à 35 ans) dans la zone d’intervention du projet. Ce projet pilote a été mis en œuvre dans dix formations sanitaires (6 dans le district de Dafra et 4 dans le district de Dô) de la commune avec une durée de 24 mois.

Il s’inscrit dans le cadre du programme « Initiative pour l’amélioration des services urbains clés dans les secteurs sociaux : assainissement, planning familial, réponse aux situations d’urgence », grâce à l’Association internationale des maires et responsables des capitales et métropoles partiellement ou entièrement francophones (AIMF). Il est le fruit du partenariat entre la Fondation Bill et Melinda Gates (FBMG) et la ville de Paris.

La commune de Bobo-Dioulasso a obtenu un accord de financement pour sa réalisation. Ce jour 07 mai 2021, les membres du projet ont décidé de dresser un bilan qui marque la clôture de leurs activités après deux (02) années. Les formations, les plaidoyers, les causeries éducatives, les cinés-débats, les conférences, les équipements des formations sanitaires, ce sont entre autres, les activités déroulées par le projet.

Des acquis mais…

Ardjouma Sanou, Directeur de la promotion de la santé et de l’hygiène de la commune et coordonnateur du projet dit être satisfait des activées réalisées, comparativement à ce qui était prévu. « Au terme des deux ans de mise en œuvre de ce projet, je suis satisfait de ce qui a été fait avec l’accompagnement de tous les partenaires et acteurs. Toutes les activités qui ont été programmées ont été réalisées avec un taux de réalisation qui dépasse les 100 %. Donc pour moi, c’est un motif de satisfaction », déclare-t-il.

Des acquis certes, mais aussi des difficultés rencontrées au cours des deux ans. Toujours selon Ardjouma Sanou, « on a eu toutes les difficultés pour pouvoir ouvrir un compte dans une banque privée, parce que les partenaires avaient souhaité que les fonds soient dans une banque privée.

Madeleine Konaté/Boni, 2ème adjointe du maire de la commune en charge de la santé

Ce qui a fait qu’on n’a pas pu démarrer le projet au moment souhaité. Ensuite, il était question de la non-contractualisation avec la CAMEG. Et la Covid-19 a entrainé un ralentissement dans la mise en œuvre des activités ». Madeleine Konaté/Boni quant à elle, exhorte les acteurs et OSC à continuer la réflexion afin que les activités de sensibilisation sur la PF et la SSR puissent se poursuivre pour le bien-être de la population.

La rencontre de bilan a aussi permis de faire des suggestions et recommandations pour une meilleure capitalisation et valorisation des acquis, ainsi que les perspectives post-projet.

Casimir Seyram KAVEGUE

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