Cent milliards de francs CFA pour ça ?

Ils sont mécontents, les électeurs partis pour voter qui n’ont pas trouvé leurs noms sur les listes électorales. Promenés d’un bureau de vote à un autre, certains ont pu voter. Parce que tout simplement on les avait basculés dans un autre bureau sans les prévenir. Parce que, il n’y a pas eu d’affichage de listes électorales. Pour les plus téméraires, il fallait encore fouiller. Malheureusement, ils n’ont rien trouvé. Ainsi, il y a des électeurs régulièrement inscrits qui ont leurs cartes électorales, qui n’ont pas retrouvé leur bureau de vote. Ceux qui ont eu la chance, ont été redirigés vers d’autres bureaux de vote. Quand ils existent. Dans une localité à 20 kilomètres de Bobo (Léguéma), exemple vécu (NDLR) des électeurs inscrits dans les bureaux de vote n’ont ni retrouvé leurs noms, n’en parlons pas de vote. Ailleurs comme à Nasso, le bureau de vote n°3 a été submergé. Pendant que, les deux autres bureaux manquaient de monde. Pire, un quatrième bureau qui devait être ouvert ne l’a pas été. Si bien que c’est aux autres bureaux du site que les électeurs devaient s’adresser. En outre, des bureaux de vote ont manqué de matériels officiellement prévus pour la votation. Pire, en milieu de journée, des bureaux de vote à Kokorowé, à l’école Colsama « A » et dans bien d’autres localités ont manqué de bulletins de vote. Les électeurs étaient là, mais il n’y a pas de bulletins. Tous les numéros de téléphone des membres de bureau de la CENI étaient injoignables (soit sous répondeur, soit occupés). Bref, des griefs contre le processus électoral pourraient ne pas manquer. Mais une chose est claire, la CENI devrait montrer patte blanche, plus blanche que celle qu’elle a montrée jusqu’à présent.

Si tout le monde a suivi y compris l’opposition et la majorité, le processus qui nous a conduits à ce jour du 22 novembre, on ne peut pas imaginer que ce jour-là on soit en train de tâtonner. A moins que, à quelque part des gens aient choisi de saboter le processus. Dans tous les cas, la CENI a été bien outillée pour nous épargner de tout ça. Malheureusement sur le terrain, ce n’est pas le cas. Que se passe-t-il donc ? On peut imaginer assez aisément que même, sans être directement impliqué dans le processus, le pouvoir ait pris les mesures pour un scrutin transparent. Le constat est fait : que ce soit l’opposition ou la majorité, chacun répondra devant les Burkinabè. Dans un premier temps, parce qu’ils se sont engagés pour mettre à la tête de leur pays les hommes et les femmes capables d’assurer leur avenir. Ce sera dommage que de par la faute de la CENI, il y ait des problèmes post-électoraux. On nous a trop rassurés pour que cela arrive. (Touchons du bois).

Seri Aymar BOGNINI

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