
La Direction générale du Centre Hospitalier Universitaire Sourô Sanou (CHUSS) de Bobo a annoncé la remise en service de l’appareil d’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) au sein de l’établissement sanitaire. C’était le lundi 19 janvier 2026.
La remise en service de l’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) au Centre Hospitalier Universitaire Souro Sanou (CHUSS) de Bobo-Dioulasso, est effective depuis le 31 décembre 2025. Cela constitue un soulagement pour le système de santé de la région du Guiriko. Après plusieurs mois d’arrêt dû à une panne technique, le rétablissement de cet équipement vient combler un vide diagnostique critique. L’IRM est un outil indispensable, car elle permet une visualisation des tissus mous comme le cerveau, la moelle épinière, les muscles et les ligaments sans recourir aux rayons X, offrant ainsi une précision que le scanner ne peut égaler. Pendant l’immobilisation de la machine, les patients étaient contraints de se diriger vers des structures privées ou d’entreprendre de longs déplacements, retardant parfois des prises en charge vitales. Le retour opérationnel de ce service au sein d’un hôpital public démocratise à nouveau l’accès aux diagnostics complexes en neurologie, en oncologie et en orthopédie. Au-delà de l’aspect technique, cette reprise sécurise le parcours de soins. Le CHUSS peut désormais assurer la chaîne complète, du dépistage au traitement chirurgical ou médicamenteux, garantissant une meilleure fluidité et une réduction des coûts pour les familles. Cette période de maintenance prolongée rappelle les défis de la maintenance biomédicale au Burkina Faso, où la gestion des composants électroniques de pointe exige une logistique rigoureuse. Le message de la direction, saluant la patience du personnel et des usagers, témoigne de la pression subie durant cette interruption. Aujourd’hui, avec ce plateau technique complet, le CHUSS réaffirme son rôle de pilier sanitaire, capable d’offrir des soins de qualité conformes aux standards internationaux, tout en soulageant les structures sanitaires environnantes qui dépendaient de cette réouverture.
Judicaël DOFINI