Contrôle de l’ordre administratif : L’ASCE-LC veut détecter et analyser les fautes de gestion

L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption organise du 14 au 19 décembre 2020 dans la salle de conférences de la chambre de commerce et d’industrie de Bobo-Dioulasso, le cadre de concertation annuel des organes de contrôle de l’Etat de l’ordre administratif. L’objectif est de faire le bilan des corps de contrôle de l‘ordre administratif de l’année en cours et faire les plans et programmes d’activités pour 2021.

Luc Marius Ibriga, contrôleur général d’Etat (centre) lors de son discours officiel d’ouverture

C’est sous le thème «Détection et traitement des fautes de gestion en vue de l’assainissement de la gestion des finances publiques : rôle des organes de contrôle de l’ordre administratif» que les organes de contrôle de l’Etat de l’ordre administratif animent leur session ordinaire de 2020. Désormais, les fautes de gestion seront aussi sanctionnées par la Cour des comptes. «Que ceux qui sont  appelés à gérer l’argent public le sachent, dorénavant, ça ne sera pas simplement les fautes pénales et les fautes disciplinaires qui seront détectées. Mais aussi, les fautes de gestion seront sanctionnées par la cour des comptes », a prévenu Luc Marius Ibriga. Selon le  Contrôleur général d’Etat, Luc Marius Ibriga, «les organes de contrôle ont longtemps privilégié le seul traitement judiciaire pénal des irrégularités contenues dans les rapports de contrôle. Et le constat qui s’est dégagé est que le format des rapports combiné aux délais de la procédure pénale n’a pas produit les résultats escomptés ». Ainsi, les mêmes manquements en termes de fautes de gestion sont rapportés dans les rapports, faute de mise en œuvre des recommandations par les audités. L’ASCE-LC veut outiller l’ensemble des inspecteurs techniques sur les questions de fautes de gestion. Pour ce faire, elle peut compter sur l’accompagnement de la Cour des comptes qui, présente à ce Cadre de concertation, va donner les rudiments nécessaires aux inspecteurs techniques du contrôle d’Etat pour maitriser cette voie de sanction et réduire par la même occasion les dysfonctionnements de l’administration. Le contrôleur général d’Etat s’est réjouit de l’opérationnalisation de la Chambre de discipline budgétaire de la Cour des comptes  qui offre une opportunité de mettre fin à l’impression d’impunité et d’assainir la gestion des finances publiques. Ainsi,  cette session devrait permettre de faire le bilan des activités réalisées durant l’année en cours, mieux comprendre les critères de performance de fonction d’audit interne suivant les standards de Public expenditure and financial accountability (PEFA) afin d’améliorer la notation de l’indicateur PEFA « audit interne » du Burkina. C’est l’opportunité aussi d’établir des programmes d’activités cohérents pour 2021. Cette session va permettre d’outiller les inspecteurs techniques à l’indentification des fautes de gestion dans les rapports de contrôle afin que les cas signalés dans lesdits rapports soient traités par la Cour des comptes.

Fatimata BELEM

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