Les secteurs émergents de Bobo-Dioulasso : Regard sur de fortes potentialités économiques d’une ville en plein essor

Bobo-Dioulasso est la capitale économique du Burkina. Si cela n’était pas réel dans les faits, aujourd’hui, la ville connaît un essor économique avec un grand dynamisme industriel. Devenant ainsi la première ville industrielle du Burkina Faso avec un environnement favorable et de meilleures conditions d’exercice. De nouveaux secteurs émergents fleurissent et redonnent à cette ville son statut de leader économique au pays des hommes intègres. Nous sommes allés à la découverte de cette diversité économique de la ville de Sya à travers des secteurs porteurs, comme le port sec, la grappe Mangue, les filières Fruits et légumes avec le marché Léguéma-lôgo, et des sociétés qui font la renommée de Bobo-Dioulasso : SOFITEX, CIMASSO et la SN-CITEC entre autres.

Avec un climat et un environnement favorables à l’implantation d’unités industrielles, la ville de Bobo-Dioulasso, devient de plus en plus le cœur des activités économiques de notre pays. Ainsi plusieurs entreprises s’y sont installées dans divers domaines, exploitant des secteurs économiques très porteurs. Qui en retour apportent leur contribution au développement du pays. Créent de l’emploi, contribuent au développement local en s’acquittant de leurs devoirs fiscaux vis-à-vis de l’Etat. De la filière mangue au Port sec de Bobo-Dioulasso, en passant par la filière Fruits et légumes, CIMASSO, SOFITEX et SN-CITEC, autant de secteurs porteurs  pour la capitale économique du Burkina Faso.

Selon Issaka Bougoum DG du Ranch de Koba, la filière mangue est très porteur et mérite une attention particulière

« L’exportation de la mangue est rentable », Issaka Bougoum Directeur général du Ranch de Koba

La filière Mangue est l’un des secteurs en plein essor dans l’économie de la ville de Bobo-Dioulasso. Les acteurs du domaine se sont organisés à travers la grappe Mangue pour que le secteur prospère mieux. Elle prend en compte tous les acteurs directs (producteurs, transformateurs, exportateurs) et les acteurs indirects (les chercheurs, les structures financières, les vendeurs d’emballages,…). Tout est mis en œuvre de sorte que lorsqu’il y a un problème, un acteur de la grappe puisse intervenir.

Quant à l’exportation de la mangue, elle présente beaucoup de contraintes que ce soit en Europe ou en Afrique de l’Ouest même si elle est rentable, à en croire Issaka Bougoum, le Directeur du Ranch de Koba. En Europe, par exemple, il faut une certification et un audit annuel pour s’assurer que les producteurs bénéficient réellement des fruits de leur dur labeur ». Leurs clients y sont surtout la France, l’Allemagne, la Belgique, la Hollande, l’Italie et l’Angleterre. Le problème de langue fait que son entreprise n’a pas encore percé le marché de l’Europe de l’Est, « mais nos mangues arrivent là-bas ».

La mangue est exportée sous deux formes : fraiches ou séchées. En 2020, indique Monsieur Bougoum, « ce sont 6 500 tonnes de mangues fraiches et 4 000 tonnes de mangues séchées qui ont été exportées ». Ce qui est en deçà des exportations des années antérieures du fait du  COVID-19 pendant lequel, pour des mesures restrictives, il n’y avait obtenu d’autorisation d’exportation. Mais, avec l’appui de la Chambre de Commerce et d’Industrie quatre cargos ont pu exporter des mangues à partir de l’aéroport de Bobo-Dioulasso. En 2019 et 2018, les exportations se sont élevées autour de 7 000 tonnes de mangues fraiches et 4 500 tonnes de mangues séchées. Les mangues sont exportées par bateau (et là il faut deux semaines pour arriver à destination) et par avion.

L’activité de la mangue permet de créer de l’emploi direct et indirect. Au Ranch de Koba, ils sont selon son directeur, 30 000 employés dont une vingtaine permanents. La commercialisation de la mangue étant jusque-là intermittente, les acteurs veulent allée vers la mise en place de vergers industriels tout en demandant à l’État d’intervenir pour diminuer le coût de l’exportation.

François Drabo DG du Port Sec de Bobo indique qu’il est économiquement et financièrement rentable

 

Le Port-sec de Bobo-Dioulasso a collecté 120 milliards FCFA

Infrastructure de la Chambre de Commerce et d’Industrie pour la réception et le traitement des marchandises, le Port-sec de Bobo-Dioulasso donne satisfaction aux acteurs économiques. Deux types de transports y sont réceptionnés : les transports ferroviaires et les transports routiers en direction ou en provenance des pays limitrophes ou en transit vers les pays de l’hinterland. Carrefour stratégique pour les activités commerciales entre la Côte d’Ivoire,  le Mali et le Ghana, le Port-sec a été construit pour rendre à Bobo-Dioulasso leadership économique. Selon son Directeur François Drabo, « il a une histoire et cela débute en 1983 avec l’acquisition par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso d’un terrain de 120 ha ». La première phase de l’étude a commencé en 2003, et les travaux en 2005-2006 pour finir en 2010 ; et  l’exploitation débute le 22 janvier 2010. Sur les 120 ha, ce sont 19 ha qui ont été aménagés.

Le Port-sec a pour objectif de permettre à l’État d’améliorer ses recettes sur les opérations douanières et de lutter contre la fraude. « Toutes sortes de marchandises y transitent », souligne son  Directeur. Le volume global des marchandises traitées sur la plateforme est passé de 350 000 tonnes en 2009 sur l’ancien site Bobo-gare à 1 500 000 tonnes en 2008 sur le site du Port-sec. Soit un taux annuel moyen de 13%. 52% de ce trafic est constitué du trafic en transit vers les pays limitrophes, notamment le Mali, le Ghana et bien d’autres destinations ; confirmant ainsi le statut de carrefour des échanges et de caractère intégrateur de la plateforme. Pour le Directeur Drabo, « le Port-sec est économiquement et financièrement rentable ».

Pour sa première phase, la CCI-BF avait acquis un prêt de 7 milliards FCFA. Ce prêt a été totalement remboursé. L’étude d’impact social et économique du Port-sec menée en 2016 a montré que plus de 5 000 emplois directs ont été créés. Pour améliorer les performances du Port, le Directeur Drabo souhaite de revoir son état en utilisant des matériaux définitifs pour le revêtement de la cour et pour donner plus de sécurité aux marchandises. Il souhaite que l’ensemble du fret soit centralisé au niveau du Port-sec surtout en ce qui concerne les véhicules et autres marchandises « France au revoir », avec une coordination de force entre la mairie, les services de la douane et la CCI-BF. Il demande aussi la prolongation des rails car, « actuellement tout le fret ferroviaire n’est pas traité au Port-sec ». Pour la deuxième phase c’est un agrandissement du port qui est prévu avec 21 ha supplémentaires à aménager. Ce qui permettra d’avoir plus de services  et plus d’opérations.

 

Les Fruits et légumes, une filière porteuse mais mal organisée

Leader industriel incontesté au Burkina Faso,  la ville de Bobo-Dioulasso est aussi réputée pour sa production de fruits et légumes. Un secteur bien connu avec les fruits et  légumes venant des villages rattachés comme Léguéma, Dafinso, Bama, Desso. Considéré comme l’un des grands producteurs des fruits et légumes de la zone, le village de Léguéma a donné même son nom à un marché, « Léguéma-lôgo ». De Léguéma à Moussobadougou, ce sont plus de 100 ha qui ont été aménagés aux alentours du marigot de la localité pour l’exploitation maraîchère. Avec parfois cinq exploitants sur un ha. On y produit des légumes comme le choux, la tomate, le haricot vert, des courgettes, de l’aubergine, des concombres. «Ces légumes ne sont pas produits au même moment. Ici on cultive en désordre », à en croire, Harouna Sanou, maraîcher à Léguéma. Il va plus loin en expliquant comment ce marché fonctionne.

En effet les maraîchers se retournent vers les commerçantes qui leur fournissent les engrais, les semences, les pesticides, les insecticides, les motopompes dans certains cas. Et lorsque le maraîcher cultive, c’est la même commerçante qui achète. « Du coup c’est elle qui fixe son prix d’achat. C’est après la vente, et après avoir récupéré ses dépenses et intérêts, elle paie le producteur, s’il reste de l’argent. On n’a pas le choix »,  se plaint Harouna Sanou. Puis il ajoute : « celui qui refuse le préfinancement ne trouve pas d’acheteur ».

Les producteurs des fruits et légume de Dafinso tout comme de Léguéma demandent des forages pour combler l’insuffisance d’eau

 

Ce système de travail présente beaucoup de risques. Et comme nous l’indique Vinssou Sanou, maire de l’arrondissement 3 de Bobo-Dioulasso dont relève Léguéma, « ça finit toujours à la gendarmerie ». Les producteurs de Léguéma n’ayant pas d’association, chacun travaille de façon informelle.  Mais cela n’est pas seulement la difficulté. A Dafinso tout comme à Léguéma, les producteurs se plaignent du manque d’eau. « L’eau ne nous suffit pas », note Abdoul Kader Samandoulgou de Dafinso. C’est le système d’irrigation qu’ils utilisent. En plus de l’insuffisance d’eau, il y a l’ensablement des marigots et des difficultés liées aux matériels de travail. Si Léguéma a un marché local à son nom, Dafinso nourrit aussi le rêve de voir se développer un marché local. Pour bien défendre leurs intérêts, les producteurs des villages de Dafinso, de Léguéma, de Kimidougou, de Toukôro, de Badara et de Panamasso sont organisés en coopérative.

Selon le maire de l’arrondissement 3 de Bobo-Dioulasso, les producteurs de fruits et légumes ne paient aucune taxe

Au marché de Léguéma ou Léguéma-lôgo, les femmes commerçantes sont bien organisées et sont reconnues par l’administration. Leur association est dirigée par Djénéba Sanou.  Cette dernière explique qu’elles préfinancent la production, vendent la récolte et retiennent leurs dépenses et leurs intérêts avant de reverser la part des producteurs. En plus de vendre les fruits et légumes au marché locale, les femmes de Léguéma-lôgo exportent aussi en direction de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Ghana et du Mali ; sans oublier le niveau national à Ouagadougou, Gaoua, Diébougou et Niangoloko. Les produits sont périssables d’où les difficultés du marché. Et lorsque les produits font un, voire deux jours, ils n’ont pas le même prix.

Pour les femmes de Léguéma lôgo, elles ont beaucoup de perte due aux manques de dispositif de conservation des produits

La difficulté majeure pour les femmes de Léguéma-lôgo réside dans le manque d’espace de conservation de leurs produits, d’où des pertes considérables. Toutefois, elles se réjouissent de l’initiative du Chef de l’Etat d’aménager leur marché. Elles travaillent aussi avec des chauffeurs dont les véhicules ne sont pas actuellement en bon état pour la collecte des produits. C’est pour cela que Djénéba Sanou et ses camarades plaident pour que l’État accorde des crédits afin qu’elles puissent doter leurs chauffeurs de bons véhicules pour assurer le transport de leurs marchandises.

La SOFITEX, c’est 849 928 000 000 de FCFA de contribution au développement local ces cinq dernières années

François Séogo SG de la SOFITEX, une production 411 000 tonnes de coton est attendue cette saison 2020-2021

A Bobo-Dioulasso, l’une des plus anciennes et plus équilibrées des entreprises, c’est bien la Société burkinabé des fibres textiles (SOFITEX). Créée le 20 Juin 1979, avec  un capital de 19 528 000 000 FCFA, dans sa partie administrative elle comprend une Direction générale, un Secrétariat général, dix directions opérationnelles auxquelles il faut ajouter les 7 régions cotonnières. En plus de ces régions cotonnières, elle  compte 15 usines d’égrenage de coton, une usine de délintage de semences, une ferme semencière à Boni, un laboratoire de contrôle qualité certifié et un laboratoire de classification technologique des fibres ISO 17025. La SOFITEX exerce à titre principal les missions d’achat, de transport et d’égrenage du coton graine, de commercialisation de la fibre et des coproduits, d’approvisionnement des producteurs en intrants agricoles et d’aide au développement de la culture cotonnière et des cultures associées par son appui technique. Elle participe au financement des mesures nécessaires à la recherche et au développement et à la promotion directe des fibres textiles.

Pour la saison 2020-2021, elle attend une production de 411 000 tonnes contre 367 021 en 2019-2020. Malgré le COVID-19, cette augmentation de la production s’explique par les garanties qu’offrent la SOFITEX à ses producteurs. Malheureusement, selon le Secrétaire général de la société, François Séogo, « seulement 5 ou 4% du coton produit est transformé sur place ». Le reste est exporté vers l’Asie (90%), l’Europe (7%) et l’Afrique (3%). Il ajoutera que la qualité du coton se distingue selon sa propreté et le prix diffère de 25 FCFA, le kilogramme entre le premier choix et le deuxième choix. François Séogo souligne que « la SOFITEX entretient de bonnes relations avec les producteurs ». Avec lesquels, il y a un cadre d’échanges deux fois par an (avant le début de la campagne pour la fixation du prix d’achat  du coton et des entrants et en début de campagne pour donner des conseils aux producteurs afin d’obtenir du coton premier choix).

La SOFITEX compte 5 800 travailleurs dont 568 permanents. Ce qui permet au Secrétaire général de dire que la SOFITEX est une grosse entreprise, source de création d’emplois. « La SOFITEX, toujours selon lui, est un grand contributeur au développement local ». Ces cinq dernières années, elle a produit 2 168 246 tonnes de coton graine et fait un chiffre d’affaires de 825 096 000 000 FCFA. Elle a versé aux producteurs, sur la même période, 516 136 000 000FCFA ; aux transporteurs 69 365 000 000 FCFA, aux Banques avec intérêts 38 609 000 000 FCFA, à la SONABEL 10 612 000 000 FCFA, en carburant 25 007 000 000FCFA et en charges  salariales 80 399 000 000 FCFA.

Il affirme que pendant ces cinq dernières années, la SOFITEX a contribué au Fonds de lissage à hauteur de 22 770 000 000 FCFA ; et pour faire fonctionner les usines, la SOFITEX a investi  58 700 000 000 FCFA en pièces détachées et en emballages. Elle a aussi payé à l’Etat en termes d’impôts, de taxes et de redevances 17 410 000 000 FCFA. En termes de contribution à l’économie nationale, ces cinq dernières années, la SOFITEX c’est 849 920 000 000 FCFA. A elle seule, elle représente 80% de la production cotonnière nationale, 15% pour la SOCOMA et 5% pour FASO COTON. Crédible, elle bénéficie de prêts de financement auprès des banques et institutions financières, soit 70 milliards FCFA avec le pool bancaire national, 75 millions d’euros avec ITFC (International Islamic Trade Finance Corporation)  et 40 millions d’euros avec la Société générale.

 

Production coton graine des deux dernières campagnes

Région Cotonnière Province production coton graine (kg)  Campagne 2018-2019 production coton graine (kg) Campagne 2019-2020
BANFORA COMOE 32 763 920 23 932 623
LERABA 12 391 260 9 887 300
S/Total 45 155 180 33 819 923
BOBO COMOE 369 980 321 270
HOUET 43

855 419

52 407 087
S/Total 44 225 399 52 728 357
DEDOUGOU BALE 2 329 520 3 974 280
BANWA 23 328 326 26 404 860
KOSSI 4 343 399 5 508 643
MOUHOUN 29 166 729 44 873 840
S/Total 59 167 974 80 761 623
DIEBOUGOU BOUGOURIBA 6 606 563 6 516 670
COMOE 1 892 740 1 612 420
IOBA 26 218 881 25 532 669
NOUMBIEL 92 960 71800
PONI 5 893 287 4925020
S/Total 40 704 431 38 658 579
HOUNDE BALE 39 085 787 35 285 517
BOUGOURIBA 694 160 597 952
TUY 50 436 107 48 960 420
S/Total 90 216 054 84 843 889
KOUDOUGOU BOULKIEMDE 21 280 9 860
NAYALA 3 755 254 4 182 400
SANGUIE 2 720 513 1 973 960
SISSILI 12 266 960 10 012 720
ZIRO 12 487 138 13 085 552
S/Total 31 251 145 29 264 492
N’DOROLA KENEDOUGOU 7 835 131 46 944 394
S/Total 7 835 131 46 944 394
TOTAL SOFITEX 318 555 314 367 021 257
 

 

   

 

CIMASSO, l’une des plus grandes cimenteries en Afrique de l’Ouest

S’inscrivant dans la volonté des plus hautes autorités du Burkina Faso de contribuer à l’essor économique du continent, particulièrement du pays, l’opérateur économique Inoussa Kanazoé créé la deuxième cimenterie la plus grande d’Afrique de l’Ouest après CIM IVOIRE en Côte d’Ivoire dont il est aussi le propriétaire. La première pierre de cette infrastructure  a été posée le 27 mai 2016 et le 6 novembre 2018, le premier sac de ciment de cette usine qui a pour nom CIMASSO (maison du ciment en langue dioula) est sorti de l’usine. CIMASSO est une filiale du consortium CIM METAL GROUP.

L’usine CIMASSO de Bobo-Dioulasso a une capacité de production annuelle de 2 millions de tonnes, extensibles à 2,5 millions de tonnes répondant aux normes en vigueur. Selon Ismaël Compaoré, responsable des ressources humaines de l’entreprise, « la matière première vient de la sous-région, notamment Abidjan ou Lomé (clinker) et une partie se trouve au niveau local, à Dandé et à Souroudinguin (dolomites). Mais souligne-t-il, « à long terme, il faudra mettre en place un four pour la production du clinker puisqu’il y a des traces de clinker dans la zone de Tina-Koff ».

Selon le responsable des ressources humaines de CIMASSO, Ismaël Compaoré, la cimenterie est un investissement de plus de 60 milliards de la part de l’homme d’affaire burkinabè Inoussa Kanazoé

En fonction du dosage de dolomite, CIMASSO produit deux types de ciment. Le CPA 45 et le CPJ qui sont tous du ciment très fin et beaucoup prisé. « Ce qui est rassurant, indique Ismaël Compaoré, le ciment sort ». L’homme d’affaires Inoussa Kanazoé a investi dans ce projet de cimenterie plus de 60 milliards de FCFA. C’est un investissement qui a généré beaucoup d’emplois : soit 2000 emplois dont 500 directs et permanents et 1 500 indirects. « CIMASSO est une entreprise citoyenne, note Ismaël Compaoré, qui donne une place importante à l’homme ». L’objectif de la cimenterie, en s’installant à l’Ouest, c’est de lutter contre la pauvreté.

La SN-CITEC,  la trituration de la graine de coton avec 20 milliards FCFA de chiffre d’affaire par an

L’Usine de production d’huile alimentaire de la SN CITEC

 

Filiale du groupe Géocoton, une société de droit privé burkinabé, la Nouvelle société- CITEC a été créée en 1941 sous l’appellation Comptoir des industries textiles et cotonnières.  Elle mène essentiellement deux types d’activités à savoir la production et la commercialisation d’huiles alimentaires, de tourteaux de coton, d’aliments de bétails à base de graine de coton et la production et la commercialisation du savon de ménage à base de matières premières locales et importées de la sous-région. Dans cette société, l’État burkinabé détient 12,31% des actions et les petits porteurs aussi 12,31% d’actions, le groupe Géocoton étant l’actionnaire majoritaire avec 53,42%. L’huilerie de la SN-CITEC  a une capacité d’environ 120 000 tonnes  de graine de coton avec une production de 20 000 tonnes d’huiles raffinées. Elle coproduit 24 000 tonnes maximum de tourteaux et 48 000 tonnes d’aliments à bétails. Quant à la savonnerie, elle a une capacité de production de 10 000 tonnes de savons de ménage par an. La SN-CITEC contribue au développement local en créant de l’emploi. Ainsi elle emploie 230 permanents, 300 journaliers et des milliers de tacherons hommes et femmes. La SN-CITEC est actuellement à 19 milliards FCFA d’investissements. Elle contribue au trésor public par le versement d’impôts et de taxes qui s’élèvent à des centaines de millions de FCFA par an. Elle contribue aussi au financement de la filière coton. A chaque campagne, elle prépaie la graine de coton à la SOFITEX et à la SOCOMA à plus de 9 milliards de FCFA et réalise un chiffre d’affaires annuel de 20 milliards de FCFA par an.

Firmin OUATTARA

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