Coopération sino-burkinabè : Des jeunes font la promotion par la culture

Ouagadougou a abrité du 3 au 5 décembre 2020 la 1ère édition du Festival culturel de Ouagadougou sino-burkinabé. C’était sous le haut-patronage de l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, LI Jian.

La culture est le moteur de tout développement

 

La culture qui est l’élément fondamental pour tout peuple doit être l’élément fondamental dans la relation entre les peuples. Elle est le moteur de tout développement. C’est dans cette optique que le Club des Jeunes pour la Promotion de la Coopération sino-burkinabé (CJPC-BF) a procédé au lancement de la 1ère édition du Festival culturel de Ouagadougou sino-burkinabé. L’objectif principal du club est de promouvoir la coopération entre le Burkina Faso et la Chine et de contribuer au développement socio-économique, culturel et sportif du Burkina Faso. L’association regroupe en son sein une centaine de jeunes notamment des scolaires, universitaires et des acteurs du secteur informel.

Visite des stands d’exposition

L’édition 2020, placée sous le haut-patronage de l’ambassadeur de la République populaire de Chine, LI Juan, la présidence du ministre de la Culture, Abdoul Karim Sango, le parrainage de Karim Demé, président du Point focal de Chine au Burkina, et le Co-parrainage de Dr Emmanuel Sawadogo, enseignant à l’Université Joseph Ki-Zerbo, a tenu toutes ses promesses. Ce festival, selon Abdoul Razak, coordonnateur du club, a pour objectif de promouvoir la culture, faciliter les échanges culturels et conscientiser la jeunesse à s’engager davantage dans la promotion des cultures des deux pays. Les 72 heures de festival ont été marquées par des expositions d’art, de panel, de concert, de spectacles, de démonstration d’arts martiaux, arts culinaires burkinabè et chinois. Pour Karim Demé, président du Point Focal de Chine au Burkina, et parrain de cette 1ère édition, cette initiative témoigne de l’engagement de la jeunesse burkinabè dans la coopération sino-burkinabé. Et selon lui, toute coopération basée sur la culture aura forcément une longue durée de vie. Le représentant du ministre de la Culture, Mamoudou Namountougou, a salué cette belle initiative, car la Chine a montré aux yeux du monde que la culture est et demeure la seule meilleure voie de développement économique et sociale de tout peuple. « Comme on dit souvent, si un peuple est un arbre, la culture en est les racines. Car, l’esprit d’une nation et les valeurs chéries d’un peuple sont intégrées dans sa culture. Et ce sont les valeurs respectées par chacun qui forment un peuple burkinabè d’intégrité, d’honnêteté, de diligence et de bienveillance », a précisé l’ambassadeur LI Jian. Il ajouta : « Nous devons alors travailler ensemble à briser les barrières culturelles, transcender les conflits de civilisation et bannir le complexe de supériorité pour promouvoir les interactions culturelles, l’apprentissage mutuelle et la coexistence des peuples ». Quand on parle de la culture chinoise, certains verront le kung-fu, d’autres la gastronomie, d’autres encore la calligraphie, l’opéra de Pékin, la fête du printemps ou encore la Chine antique. Toutes ces perceptions sont justes et bonnes. Mais au-delà de tous ces aspects, le diplomate chinois relève que la culture chinoise véhicule la façon de penser, la mentalité du peuple chinois.

Jules TIENDREBEOGO

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