Entrepreneuriat : « J’ai démissionné pour créer mon entreprise » Sanga Balkissa/Maïga

Madame Sanga née Maïga Balkissa est une jeune entrepreneure et dynamique évoluant dans le domaine de l’artisanat. Mariée et mère de 4 enfants, Balkissa est secrétaire de direction de formation, et titulaire d’une licence en management de projet. En vu de voler de ses propres ailes et pouvoir allier vie de famille et boulot, elle s’est lancée dans l’entrepreneuriat. Ce qui lui a permis de créer «LILAS CONFECTION», une entreprise de valorisation du Faso Danfani. Elle nous raconte sa réussite.

Après avoir exercé 9 ans en tant que secrétaire de direction dans une structure de la place, Balkissa Sanga/Maïga a démissionné pour prendre son envol et se concentrer sur sa passion qui est l’artisanat. Ce qui lui a permis de créer son entreprise « LILAS CONFECTION » en 2017 et reconnue officiellement en 2020 en tant que entreprise individuelle. Cette entreprise qui comporte un atelier de confection et une boutique d’exposition d’articles est une idée de Balkissa Sanga de valoriser le Faso Danfani à travers la confection d’articles tels que des tenues pour enfants à travers un style moderne, des sacs d’écoliers, des bandoulières pour ménages. Tout serait parti selon Balkissa Sanga quand elle était secrétaire. «J’avais déjà commencé à vendre des pagnes à l’entreprise dans laquelle je travaillais. Parce que les collègues n’arrêtaient pas de m’apprécier à chaque fois que je m’habillais en Faso Danfani. C’est de là que je profitais pour leur en proposer. Je faisais tisser ces mêmes pagnes tout en ajoutant ma touche et je leur en vendais. C’est pour dire que je voulais mener une activité autonome qui me permette de vivre avec les 2 contraintes, le foyer et le boulot», a-t- elle confié.

Je rêve d’habiller les enfants en Faso Danfani

La réalisation de «LILAS CONFECTION» bien qu’une idée personnelle a été également possible grâce au soutient de certains partenaires selon l’entrepreneure. «C’est vrai que c’est une idée personnelle. Je suis allée sur fonds propres au début pour la boutique, mais j’ai pu bénéficier de l’appui du président du Faso à travers le FAPE. Cela m’a permis d’aménager la boutique et avoir un petit fonds de roulement. Je fais partie des stars up du fonds commun genre du Diakonia. C’est cet appui qui m’a permise de m’approvisionner en machines à coudre et de mettre en place l’atelier de couture. En dehors de cela, il y a le CABES/GIE. C’est un partenaire parce qu’on travaille beaucoup ensemble surtout dans la couture. Nous confectionnons des articles pour eux et nous bénéficions surtout de formation de la part de cette structure en plus de son appui technique», a fait savoir Balkissa. En dépit des difficultés que rencontre la jeune entrepreneure dans ses activités entre autres, les difficultés de s’imposer sur le marché et l’instabilité du personnel, elle ne se plaint pas. Elle confie qu’en plus des marchés ordinaires, elle a aussi pu confectionner des gadgets pour des entreprises pour des ateliers et conférences.

Son souhait immédiat est d’élargir ce champ et pouvoir profiter d’autres marchés afin de montrer ses talents. Son ambition principale est d’agrandir son entreprise. «Je veux pouvoir habiller les enfants en prêt-à-porter fait au Burkina avec le tissu Faso Danfani, un bon tissu en coton. Je veux voir aussi les petits enfants qui ne sont pas complexés devant leur camarades qui sont en prêt-à-porter importés, mais plutôt contents parce que leurs tenues sont belles. C’est aussi un rêve pour moi de voir les enfants aller à l’école avec les sacs en Faso Danfani et qu’on arrive même à les exporter. Que ces sacs produits avec du tissu local par nos artisans puissent aussi être exportés», dira-t-elle. Balkissa Sanga avec son expérience, estime que toute femme doit avoir une activité. Pour elle, «il faut encourager l’entreprenariat féminin au Burkina Faso pour que les femmes soient autonomes financièrement. Il faut que la femme fasse quelque chose pour être épanouie. Toute femme doit avoir une activité. C’est vrai qu’être mère de famille et exercer une activité n’est pas facile. Mais comme la fonction de mère de famille n’est pas énumérée financièrement, c’est très important pour chaque femme d’avoir une activité génératrice de revenu pour son épanouissement et pour le développement de tous et du pays».

Pour cela, elle invite les femmes qui hésitent encore à se lancer, à commencer car de son avis, «comme on nous le dit, dès qu’on a l’idée, il ne faut pas attendre d’être riche avant de se lancer. Dès qu’on a l’idée, on essaie de commencer avec l’idée. Le plus important, c’est de commencer, on n’est jamais suffisamment prêt pour entreprendre, mais au fur et à mesure, on découvre des difficultés, et il y a les secrets de réussite aussi qui se dégagent».

                                                                                                                      Aïcha TRAORE

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