GODONOU/BANAO Clémence Esther : « Il faut avoir la passion de ce qu’on veut entreprendre»

Voler de ses propres ailes et susciter l’esprit entrepreneurial chez les femmes en général notamment celles burkinabè, tel est l’objectif de madame  GODONOU/BANAO Clémence Esther. Pour cela, elle a créé son entreprise agroalimentaire, ASH-KEL AGRO. Allons à la découverte de cette dame ambitieuse et dynamique ; un modèle d’entreprenariat féminin.

«Je me suis surprise à me réveiller à 2 heures du matin pour préparer la pâte pour les beignets… »

Parce qu’elle est passionnée de la cuisine, elle a décidé de se lancer dans l’agroalimentaire. Elle, c’est GODONOU/BANAO Clémence Esther. En effet, madame GODONOU après le DEUG 2 en anglais, a complété cette formation par un master en communication organisationnelle. Après avoir travaillé sept ans en tant qu’employée, madame GODONOU après une période de chômage, a décidé de voler de ses propres ailes, de s’affirmer mais aussi de créer de l’emploi et contribuer un temps soit peu à l’indépendance financière de collaborateurs. Et pour y arriver, la trentenaire nous a confié qu’elle a dû réapprendre à croire en elle-même et avec l’encouragement de son époux qui la soutient énormément, de même que  ses  proches. Ainsi, après ses études en communication, elle a suivi des formations allant des meilleures techniques de cultures à celles de conservation des légumes et fruits. Ce qui lui a valu la création de son entreprise ASH-KEL AGRO qui existe légalement depuis juin 2020 dont les activités ont débuté depuis février 2017.

Cette entreprise est spécialisée essentiellement dans la distribution et dans la transformation de produits forestiers non-ligneux. “J’ai dit distribution dans un premier temps, parce que ASH-KEL AGRO, qui a pour « mère » tomate, oignons et compagnie ne faisait que de la distribution de légumes et fruits. En plus de la simple distribution nous avons ajouté la transformation et c’est là que ASH-KEL AGRO existe depuis maintenant un moment. Notre travail consiste à nous approvisionner auprès des producteurs et de nous charger de la distribution auprès des ménages et autres pour ce qui est des légumes et des épices… Mais nous évoluons aussi dans la transformation. Depuis juillet 2020, nous avons mis sur le marché des beignets, ASH MAASSA, ASH PANCAKES et ASH CHOCOBALLS, qui sont à base de farine de blé produits au Burkina Faso ».

Madame GODONOU/BANAO Clémence Esther prône le « consommons local » et va plus loin en parlant de « capitalisation patriotique » sans pour autant être xénophobe. Car pour elle, « consommer ce que nous produisons ici au Faso c’est croire en son pays ». De sa casquette de communicante, comment s’est-elle retrouvée dans l’agroalimentaire ? Madame GODONOU confie que  la cuisine est une passion pour elle, d’où son intérêt  pour tout ce qui est en rapport avec la cuisine ; depuis la production, la distribution et la transformation des légumes et des fruits.

Alors qu’elle était sur les bancs, elle ne se privait pas de vendre de petites friandises, souvent même des légumes ou des épices. C’est ainsi que, alors qu’elle avait le choix entre des métiers de la communication, elle a décidé de faire ce qu’elle aime vraiment. « Ce qui est intéressant dans la transformation agroalimentaire, c’est cette valorisation que nous apportons à un produit que nous prenons sous une forme X et que nous présentons sous une autre forme aux clients, aux populations”, se passionne-t-elle.

Cependant, Dame GODONOU ne se dit pas satisfaite de ses entreprises et invite ses sœurs à se battre et entreprendre dans la vie car dit-elle « seul le travail libère la femme. Je dirai aussi que pour entreprendre, il faut avoir l’amour du métier, sinon de la passion pour ce dans quoi on veut entreprendre. Ne pas se focaliser sur le gain, être très patiente et travailler avec abnégation et le succès viendra».

Aïcha TRAORE

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