La commune de Koumbia a vibré du 16 au 18 mai 2026 au rythme de la première édition des Journées culturelles de la commune, initiée par l’Association des Ressortissants et Amis de la Commune de Koumbia (ARACK). Placée sous le thème : « Culture : quelle contribution pour une population plus résiliente dans un contexte d’insécurité ? », cette manifestation entend promouvoir les valeurs culturelles du peuple Bwaba tout en renforçant la cohésion sociale.
La cérémonie officielle de lancement, patronnée par le Haut-commissaire de la province du Tuy, Issiaka Segda, représenté pour l’occasion par le Président de la Délégation spéciale (PDS) de la commune de Koumbia, a mobilisé autorités administratives, coutumières et religieuses, Forces de Défense et de Sécurité (FDS), Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), ainsi que les populations venues des différents villages de la commune.
Dans son allocution, le président du comité d’organisation, Bonkian Dofini Hamou, a indiqué que ces journées traduisent « la volonté manifeste des filles et des fils de notre commune de faire revivre notre patrimoine culturel dans toutes ses dimensions et toutes ses expressions ». Pour lui, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, la culture apparaît comme un facteur de résistance et de résilience communautaire. Il a salué l’engagement des populations, des FDS et des VDP qui continuent de faire preuve de courage face à la crise sécuritaire que traverse le Burkina Faso.
« Être résilient, c’est puiser dans nos valeurs, notre histoire et notre culture, l’énergie et la force nécessaires pour rester debout », a-t-il soutenu, invitant les communautés à préserver les traditions ancestrales comme socle de cohésion sociale.
Procédant à l’ouverture officielle de l’événement, le représentant du Haut-commissaire a félicité l’ARACK pour cette initiative culturelle qu’il considère comme un puissant levier de paix et de vivre-ensemble. Selon lui, la culture demeure « une force de résistance, un facteur de cohésion sociale et un puissant levier de résilience communautaire ».
Le parrain de la cérémonie, Nihani Richard Bonzi, a, quant à lui, insisté sur la nécessité pour la jeunesse de préserver l’identité culturelle du peuple Bwaba. « Un peuple qui n’a pas de mémoire n’a aucun repère dans la vie », a-t-il déclaré, avant d’exhorter les jeunes à s’approprier ces journées culturelles afin de se construire « des repères surs dans la vie ».
Durant trois jours, les festivaliers ont eu droit à plusieurs activités culturelles et traditionnelles : prestations artistiques, danses traditionnelles, expositions, foires gastronomiques, conférences publiques, ainsi que des jeux ancestraux tels que le tir à l’arc et le lance-pierre. Les organisateurs ont également mis l’accent sur la valorisation des savoir-faire locaux et la sensibilisation des populations aux questions de paix, de sécurité et de vivre-ensemble.
Au-delà de son caractère festif, cette première édition des Journées culturelles de Koumbia se veut un cadre de transmission des valeurs ancestrales, de promotion du vivre-ensemble et de consolidation de l’unité entre les différentes composantes de la commune. Les organisateurs espèrent désormais inscrire durablement cet événement dans l’agenda culturel local afin de faire rayonner la culture Bwaba bien au-delà de la province
Aymeric KANI
