Stage de fin d’études : Un vrai parcours de combattant pour les étudiants

Les étudiants des différentes universités et grandes écoles de Bobo-Dioulasso peinent à avoir des stages pour mettre en pratique les connaissances acquises pendant leurs études.

Obtenir un stage à Bobo-Dioulasso est devenu un vrai parcours du combattant pour les étudiants de Bobo-Dioulasso. Deuxième ville du pays qui abrite le plus grand nombre d’étudiants après Ouagadougou. En plus d’une Université publique en occurrence l’Université Nazi Boni, la cité regorge de plusieurs grandes écoles et instituts privés.

Depuis un moment, les étudiants qui sortent de ces universités éprouvent des difficultés à obtenir un stage de perfectionnement. Paradoxalement, la ville regorge de nombreuses opportunités d’affaires, donc de nombreuses entreprises. Pour la majorité des étudiants la raison est toute simple : Il faut avoir les « bras longs ». Même si certains ont pu sortir du lot en jouant sur leur relation à l’instar de SS, nom d’emprunt, « j’ai pu avoir un stage grâce à mes relations. En effet, je connaissais le DRH de l’entreprise, car sa fille et moi avions fait la même classe et je partais là-bas fréquemment ».

D’autres étudiants dépassés par la situation, sont obligés d’aller tenter leur chance dans d’autres villes du pays. C’est le cas de Mlle Ouattara, étudiante en communication d’entreprise à l’Université Nazi Boni. « J’ai d’abord déposé mes dossiers dans quatre structures de la place. Une seule m’a contactée me disant qu’elle n’avait pas de service de communication. J’ai dû me rendre à Ouagadougou avant qu’on m’ouvre les portes pour un stage dans une structure de transports », dit-elle. La majorité des étudiants constituée principalement des moins nantis et des moins chanceux finit par abdiquer.

Pour IB, « obtenir un stage est devenu plus difficile que d’obtenir du boulot, or nous avons besoin de ces stages ne serait- ce que pour rédiger nos rapports de fin d’études et avoir nos diplômes. Pire, avec la situation sanitaire liée au Covid-19 le peu d’entreprises qui acceptaient recruter des stagiaires ont arrêté de le faire ». Cette situation est à déplorer, car le stage fait partie de la formation universitaire et présente de nombreux avantages tant pour l’étudiant que pour l’entreprise d’accueil.

Elle permet aux premiers de se frotter au monde professionnel et d’acquérir davantage de connaissances et d’expériences. Simultanément, elle permet à l’entreprise de déceler et de dénicher certains talents, de renforcer sa citoyenneté et de contribuer à la formation qualitative des ressources humaines du pays. Pour un éventuel changement, des opérations de plaidoyer sur la question devraient être envisagées auprès des chefs d’entreprises.

Ibrahim GUIRE/stagiaire

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