Ils ont comparu devant le tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso, ce lundi 28 avril 2025 pour des faits de destruction de plants et complicité dans un champ familial. En attendant le verdict, le parquet accorde le bénéfice du doute.
Les faits de destruction de plants remontent à 2017. Ils font suite à un litige foncier autour d’un champ familial à Kiri, un village rattaché à la Commune de Bobo-Dioulasso. Et oppose les membres d’une même grande famille dont S. R, son neveu à deux autres frères.
En l’espèce, le nommé S. R, a planté des plants d’anacardiers et d’eucalyptus depuis 2007. Selon plusieurs témoignages, il a été reconnu que c’est bien S. R qui a planté les arbres dont il est question. Un homme de plus de 60 ans membre de la famille affirme que « c’est S. R et son père biologique qui ont planté les arbres. J’étais en Côte d’Ivoire, c’est en 2013 que je suis revenu au village. C’est S. R que je voyais régulièrement dans le champ. C’est lui que je suis venu trouver là-bas. Pour moi, c’est lui qui a planté », fait savoir le vieillard dans son témoignage. Et un autre témoin de renchérir, affirmant lui aussi que c’est S. R qui a planté les arbres dont il est question dans ce procès. Alors que les deux frères ont porté plainte contre S. R et son neveu S. I pour avoir détruit leurs plants.
A la barre, aucun des prévenus ne reconnait les faits. S. R a déclaré avoir planté des eucalyptus en 2007. «Je l’ai fait même avant le décès de notre père», soutient-il. Quand le juge demande à l’autre prévenu S. I, qui a planté réellement les arbres celui-ci répond, « c’est S. R qui les a plantés ». La partie civile constituée des deux frères de S.R estime qu’ils sont victimes de destruction de plants. Pour ce faire, ils réclament la somme de 15 000 F par plant à raison de 15 pieds d’arbres, soit une somme de 225 000 FCFA. En outre, ils réclament le paiement de 64 000 F CFA comme frais de dépenses. Pour le Parquet, ces faits sont prévus par les articles 622-8 du code pénal burkinabè. Cependant, dans ses réquisitions, le Procureur a estimé que les faits ne sont pas constitués à l’égard des deux prévenus. Par conséquent, il a requis de les relaxer au bénéfice du doute. Le verdict est attendu le lundi 12 mai prochain au TGI de Bobo.
Ben Alassane DAO
