Rupture collective au camp Ouezzin Coulibaly : un esprit d’unité, de solidarité et d’amour du prochain

Le vendredi 06 mars 2026, le camp Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso a servi de cadre à une rupture collective placée sous le signe de l’unité, de la solidarité et du vivre-ensemble. Cette initiative, portée par le commandant de la deuxième région militaire, le Lieutenant-colonel Lassané Porgo, en collaboration avec les aumôniers des trois confessions religieuses (musulmane, catholique et protestante), visait à témoigner la solidarité des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) envers les veuves et orphelins des héros tombés pour la patrie.

 

La cérémonie a rassemblé plusieurs composantes de la société. Outre les Forces de Défense et de Sécurité fortement mobilisées, on notait également la présence des autorités administratives, coutumières et religieuses de la région du Guiriko, ainsi que des veuves et orphelins des FDS tombés au front. Tous ont partagé ce moment de fraternité dans une atmosphère empreinte de respect, de recueillement et de solidarité.

Cette rupture collective s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la cohésion nationale prônée par les plus hautes autorités du pays. Prenant la parole à l’occasion, le commandant de région, le Lieutenant-colonel Lassané Porgo, a rappelé la portée symbolique de cette rencontre. Selon lui, au-delà du simple partage d’un repas, cette initiative traduit un message fort d’unité nationale. « Derrière cette rupture collective, comme nous l’a instruit le Camarade Leader, le Capitaine Ibrahim Traoré, il y a l’unité, la solidarité et l’amour du prochain », a-t-il déclaré.

Il a également souligné que cette activité constituait une occasion privilégiée de témoigner de la reconnaissance de la Nation à l’endroit des veuves et des familles des soldats tombés sur le champ d’honneur. Dans cet esprit de solidarité, les veuves des héros disparus ont elles-mêmes participé à la préparation des différents mets servis au cours de la cérémonie, un geste hautement symbolique qui a renforcé le caractère familial et solidaire de l’événement.

La gouverneure de la région du Guiriko, Mariama Konate/Gnanou, a également pris part à cette cérémonie. Dans son intervention, elle dit être particulièrement satisfaite de l’initiative et a salué l’engagement du commandement militaire pour le renforcement du vivre-ensemble et de la cohésion sociale.

Elle a tenu à adresser un message de soutien aux veuves des soldats tombés pour la patrie. « Même si vos maris ne sont plus là, sachez qu’en chacun de nous, vous trouverez un mari, une sœur, un frère, un ami », a-t-elle affirmé, exprimant ainsi la solidarité de toute la communauté envers ces familles endeuillées.

Au-delà de son caractère symbolique, cette rupture collective a permis de consolider les liens entre les différentes composantes de la nation engagées dans la lutte pour la défense de l’intégrité territoriale du Burkina Faso.

La cérémonie s’est achevée par une séance de prières et de bénédictions prononcées par les représentants des trois confessions religieuses. Les invocations ont été faites pour la paix, la sécurité et la cohésion sociale au Burkina Faso, ainsi que pour la mémoire des soldats tombés pour la défense de la patrie.

Par cette initiative, les organisateurs entendent rappeler l’importance de la solidarité nationale dans le contexte actuel, où l’unité et l’engagement de tous restent des éléments essentiels pour construire un Burkina Faso plus fort et plus résilient.

Ayméric KANI

Zuwabwo F. Esther TIBIRI (stagiaire)