Guerre en Iran : Après avoir tout gâté, « Oncle Trump » se retire

Visiblement, les Etats-Unis et leur protégé Israël ont beaucoup de mal à achever la guerre qu’ils ont déclenchée au Moyen-Orient contre l’Iran. Aussi, alors que les deux pays pensaient pouvoir faire de l’Iran une bouchée, ils peinent plus d’un mois après à faire plier les Gardiens de la Révolution. Comme quoi, ce n’est pas la puissance qu’on exhibe qui est toujours la vraie. C’est aussi la preuve que les puissants ne sont jamais toujours plus forts pour dicter leurs lois. Inutile de dire que si l’Oncle Trump, pardon l’Oncle Sam, ne cherche pas une porte de sortie honorable, il cherche les voies et moyens de mettre fin à un conflit aussi stupide que les objectifs avoués ou non avoués qu’il est sensé viser. Autant dire que Donald Trump et Benyamin Netanyahou ne contrôlent plus visiblement la situation qui leur échappe au fur et à mesure que le conflit se poursuit.

L’Iran a décidé de s’attaquer à tous les pays de la région qui abritent des bases ou des intérêts américains. C’est ainsi que des installations militaires ou pétrolières américaines au Qatar, en Arabie Saoudite, au Bahreïn, en Irak, à Oman…ont été la cible de missiles iraniens. L’Iran qu’on croyait isolé, reçoit le soutien du Hezbollah libanais et assez récemment celui des Houthis au Yémen qui ont commencé à bombarder l’Israël. Comme quoi, on sait quand débute une guerre, mais on maitrise rarement sa fin. C’est l’amère expérience que Donald Trump est en train de vivre dans cette guerre contre l’Iran.

L’Iran occupe une place stratégique en matière de production de pétrole dans le monde. Le détroit d’Ormuz qu’il contrôle fait transiter environ 20% du pétrole mondial, d’importantes quantités de marchandises diverses. En outre, le bombardement absurde des infrastructures pétrolières, que ce soit celles de l’Iran ou d’autres pays dans le Golfe, n’est pas fait pour contenter le marché mondial de l’or noir. La preuve en est que les cours du pétrole et du gaz ont considérablement augmenté. Les prix d’autres marchandises comme les engrais suivront très prochainement.

Les conséquences d’une guerre comme celle qui se déroule actuellement au Proche-Orient ne sont pas seulement d’ordre militaire ; elles sont aussi économiques et humanitaires. Aussi, la guerre en Iran est venue plonger la communauté internationale dans une incertitude à tous les niveaux. Alors que des pays sont en lutte pour assurer leur développement et le progrès pour leurs peuples, ils seront obligés de faire face aux conséquences d’une guerre à laquelle ils ne sont pas partie et qu’ils n’ont pas souhaitée. Tout simplement parce qu’un président, se disant le plus puissant du monde, a voulu qu’il en soit ainsi.

Cette guerre vient aussi rappeler la nécessité pour les pays dits faibles ou pauvres à prendre conscience qu’ils ne doivent plus compter sur des pays, dits puissances étrangères ou développés, pour assurer la survie de leurs peuples. Au contraire, ces pays constituent, au regard de ce qui se passe actuellement, le plus grand danger pour eux qui puisse les menacer. Ce qui importe pour Trump, Netanyahou ou pour les pays occidentaux, c’est comment assurer le bien-être à leurs concitoyens. Pour cela, ils sont prêts à se servir de tous les moyens. C’est cela la leçon !

Dabaoué Audrianne KANI