Quand la plus grande démocratie au monde fait peur…

Décidément, les démocraties sont en train de démontrer leurs limites. Quand la plus grande démocratie au monde qui est celle des États-Unis fait peur aux Américains et au reste du monde, c’est que les régimes démocratiques sont en train de décliner. Autrement, telles qu’elles sont pratiquées, elles ne semblent plus rassurer les peuples. En Guinée Conakry, c’est l’inquiétude d’une crise sociale profonde après des élections qui hantent tous les esprits. En Côte d’Ivoire, c’est la même chose après une élection dans un régime dit démocratique. Les positions sont si tranchées que là-bas aussi, tout le monde craint un embrasement de la situation.

Aux États-Unis donc, après des élections qu’il peut perdre, le candidat Donald Trump, président en exercice, refuse de reconnaître sa défaite. Et appelle ses partisans à défendre sa victoire. Par tous les moyens y compris dans la rue. Lui et son état-major de campagne ont déjà saisi les tribunaux pour contester les résultats non encore rendus publics des votes. De leur côté, les partisans de Joe Biden, candidat démocrate, sont déjà dans les rues pour défendre la victoire de leur champion. C’est donc à une Amérique divisée, diamétralement opposée l’une à l’autre, qu’on assiste après ces élections. Ce qui véritablement pose la vraie question de la fiabilité et de l’utilisation des systèmes démocratiques tels qu’ils sont en ce moment.

Des élections dans un système démocratique consistent à choisir dans la paix, le calme, la transparence et la joie ceux qui doivent diriger pour une période donnée un pays. Et ce, en fonction des offres politiques qu’ils ont faites. Ce doit toujours être un moment où le peuple communie avec ses dirigeants ou ses futurs dirigeants avant, pendant et après les élections. Si au contraire ces élections doivent contribuer à opposer les populations les unes aux autres, ça donne à réfléchir.

C’est pourquoi, il ne sera pas exagérer de penser dès à présent, à faire les états généraux des régimes démocratiques. Car, de plus en plus, tout porte à croire que les démocraties actuelles peuvent constituer très prochainement un véritable danger pour la cohésion des peuples. Que ce soit en Afrique ou dans d’autres pays du monde. Si les populations ne veulent plus se laisser voler leurs voix, elles ne veulent pas non plus que n’importe qui les dirige. Mieux, elles veulent que leurs vraies préoccupations soient prises en compte.

L’Afrique a certainement sa voie à tracer. Elle qui est entrée véritablement dans les systèmes démocratiques occidentaux il n’y a pas si longtemps, alors qu’elle a ses propres procédés de choix de ses dirigeants. Autrement, comme on le soutient de plus en plus ouvertement, l’Afrique est une chance pour l’humanité. Elle a des valeurs culturelles types à elle et qui font d’elle une véritable source d’inspiration et d’admiration par le reste du monde. Malheureusement, elle semble les ignorer. La démocratie à l’occidental doit être repensée et réadaptée pour ne plus constituer un danger pour la cohésion des populations.

Dabaoué Audrianne KANI

 

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