Autant le dire… : lutte contre le terrorisme, ce sera long et parfois dur

Les attaques terroristes contre plusieurs localités au Mali dans la matinée de ce samedi 26 avril 2026, viennent nous rappeler que la lutte contre le terrorisme n’est pas encore totalement gagnée. Autant nous voulons le changement et la paix, autant nos ennemis feront tout pour retarder notre soif d’indépendance et de souveraineté à défaut de la remettre en cause. Ces attaques simultanées contre des localités au Mali ne sont rien d’autre que cette volonté de saper les efforts que sont en train de consentir les autorités au Mali, au Burkina et au Niger pour rendre aux peuples du Sahel leur dignité, leur souveraineté et leur indépendance totale. C’est pourquoi nous devrions nous armer davantage de courage et nous engager résolument aux côtés de nos autorités et des Forces combattantes non seulement pour maintenir le cap, mais aussi et surtout intensifier les efforts et la lutte sous toutes ses formes.

En cela, il convient de saluer l’engagement des populations des localités attaquées ce samedi 26 avril au Mali, car elles ont fait preuve de résilience en exprimant clairement leur soutien et leur engagement aux côtés des forces de défense et de sécurité. Car, plus que jamais, c’est ensemble que nous mènerons et gagnerons ce combat. C’est aussi ensemble que nous célébrerons la victoire.

En vérité, la lutte que mènent les peuples du Sahel sous la leadership des chefs d’Etat du Mali, du Burkina Faso et du Niger est un passage obligé. Que ce soit maintenant ou plus tard, nous devrions le mener. Ce n’est donc pas une fatalité. C’est le prix à payer. Tous les peuples libres sont passés par là. Aussi, il est illusoire d’attendre un quelconque soutien de qui ou d’où qu’il viendra. Au contraire, comme on le sait, tous ceux qui viendront nous soutenir, poseront leurs conditions afin de garantir leurs intérêts. Qui ne seront rien d’autre que de piller une fois de plus nos ressources. C’est de cela qu’il s’agit car, en dehors de quelques revendications absurdes contre les autorités, il n’y a aucun autre motif réel et fondé qui peut justifier ces attaques barbares, lâches et criminelles.

Au regard de tout cela, les timides réactions et condamnations de certains pays et de l’Union africaine ne doivent pas du tout nous écœurer. Au contraire, elles doivent être davantage des motifs de mobilisation et d’engagement de toutes nos énergies pour faire face à nos ennemis et tracer le chemin de notre prospérité. La lutte sera longue, parfois dure. Mais, en aucun cas, nous ne devrions douter.

La création et la mise en place de la Force unifiée de l’Alliance des Etats du Sahel répond à cette préoccupation des peuples que nous sommes, à nous battre nous-mêmes et à défendre nos intérêts. Ces attaques au Mali peuvent être considérées comme un test auquel cette Force unifiée doit répondre par une réaction vigoureuse et appropriée afin de décourager toute autre velléité dans le futur. On ne peut et ne doit laisser des individus égarés remettre en cause les acquis et les ambitions des peuples du Sahel qui ont choisi de prendre leur destin en main.

Dabaoué Audrianne KANI