
K.B est un blanchisseur domicilié à Bobo-Dioulasso. Agé de 49 ans, il a été jugé le 19 mai 2026 pour des faits d’attentat à la pudeur et de tentative de viol sur une mineure de 7 ans.
C’est exactement le 19 avril 2026 que les faits se déroulés à Bobo-Dioulasso. Selon le dossier, K.B a fait venir la victime chez lui à domicile pour qu’elle balaie sa maison. La fillette étant chez lui, il l’a déshabillée et a frotté son sexe à celui de la petite sans pouvoir la pénétrer. Dans les mêmes circonstances, K.B a touché les parties intimes de la victime. Après avoir consommé son acte, il a été dénoncé auprès des parents de la victime par des jeunes du quartier. Il a été mis aux arrêts.
À la barre, le prévenu reconnaît les faits.
« C’est moi qui a commis ces faits, mais je demande pardon», a-t-il déclaré. Il explique que la fillette est venue chez lui pour réclamer ses 50 F CFA et qu’il lui a proposé de coucher avec elle. Dans ses explications, K.B dit avoir agit sous l’effet du diable. « C’est le diable qui m’a poussé dans cette affaire», déclare-t-il.
Le juge lui a demandé s’il a pu pénétrer sexuellement la victime.
« Non, elle est petite. Je me suis juste couché sur elle», a-t-il indiqué.
Combien de fois, vous l’ avez fait? Interroge le juge.
Le prévenu dit l’avoir fait à trois reprises avant d’être arrêté par la Police.
Interrogatoire de la victime
Reconnaissez-vous le monsieur ici présent à la barre?
« Oui, c’est un blanchisseur dans notre quartier », répond la fillette.
Qu’est-ce qu’il vous a fait ? Demande encore le juge.
«Il m’a dit de venir balayer sa maison et il s’est couché sur moi », répond la fillette.
Est-ce qu’il a enlevé votre jupe ?
Elle répond par l’affirmative.
Et lui-même, a-t-il enlevé son pantalon?
La fillette répond «Oui !».
Est-ce qu’il vous a donné l’argent ? Questionne le juge.
«Il m’a donné 100 F CFA le premier jour et après, il m’a donné 50 F CFA les deux autres jours », dit-elle.
Les parents de la fillette n’ont rien réclamé au titre du préjudice subi par la victime.
Réquisitions
Le parquet a estimé que les faits sont très graves au regard des circonstances de leur commission. Il a requis contre le prévenu une peine d’emprisonnement de 7 ans et une amende de 2 millions F CFA, le tout ferme.
En son dernier mot, le prévenu demande pardon.
Le tribunal l’a condamné à 5 ans de prison et une amende de 500 000 F CFA, le tout ferme.
Ben Alassane DAO
daobenalassane60@gmail.com