
C’est absolument vrai, qui vivra verra, dit on ! Surtout cette lourde et triste réalité qui abuse de la sérénité humaine. En effet, c’est encore arrivé, le Général 3 étoiles sorti des entrailles des forces Armées Nationales Voltaïques puis Burkinabè, cet ancien St- louisien du Sénégal, s’est emparé de son sac- à- dos tôt le matin du 18 mai 2026 à Ouagadougou, pour un voyage en aller simple. Sans en connaitre davantage la raison, la triste nouvelle s’est enflée, gonflée, rependue, comme pour dire et informer ses amis de par le monde entier, il en compte beaucoup, que le Général de Division Honoré Naberé Traoré du Burkina, est bel et bien décédé ; il n’est plus de ce monde, il s’en est allé dans la plus grande simplicité des coups de canon.
Incroyable mais vrai, voici venue donc l’heure de l’ultime séparation entre l’illustre disparu, ses parents, amis, collaborateurs civilo-militaires et connaissances. Des moments très douloureux. Qu’à cela ne tienne et au regard de la qualité des relations humaines entretenus, 32 ans durant, je m’attable en ce jour mémorable pour lui rendre un sincère vibrant hommage, pour ce que lui et moi avions été, et finalement par la force des choses, étions pour l’un et l’autre.
OUI ! Mon Général, à l’annonce de ta mort, « désarmé, comme dirait l’autre », et en ces instants de la séparation vraie et encore plus ultime, je continue de « couler des larmes, d’extrême rage, dire d’impuissance ». Quoiqu’on dise, quoiqu’on fasse, ta disparition est un véritable désastre humain. De ton vivant, ton don de soi, ton abnégation à se mettre toujours au service de ta patrie, dire du prochain, est une vérité absolue. Par tes incessants éclats de rires, tu as toujours eu la vista du rassemblement certes dans le métier des armes, et tout naturellement, pour la passion du sport.
C’est justement par le SPORT et pour le SPORT, que nos chemins se sont croisés : Te souviens-tu, mon Général ! c’était en 1994, où la toute puissante Armée Nationale, m’a fait appel dans le cadre de l’organisation par le Burkina de la 1ère Edition de la Coupe d’Afrique Militaire de Football (CAMFOOT), dont tu en étais, c’est un secret de polichinelle, le principal instigateur. Une expérience organisationnelle préparatoire finalement du COCAN 98. En tout cas, C’est sur cette lancée que le Burkina arracha, l’organisation pour la 1ère fois de son histoire, de la CAN.
Pour la petite histoire, la fête biennale du foot africain au Burkina , a tenu toutes les promesses sous la houlette du Colonel Souley Mohamed , Président du COCAN 98 et le colonel Nabéré Honoré Traoré, fraichement élu président de la FBF ; et tout ceci chapeauté bien entendu, par l’ancien Chef de l’Etat Blaise Compaoré. Des Etalons Cadets et Seniors compétitifs, sont nés. D’abord Un Onze national cadet compétitif ( participant à plusieurs phases finales de la CAN de leur catégorie, 2 Mondiaux avec à la clé, la médaille de bronze obtenue à Trinité et Tobago en 2001. Pour un coup d’essai, ce fut un exploit historique pour une équipe en pleine construction. Bien avant cet exploit des cadets, les Etalons A obnubilés par un management nouveau et un leadership à la hauteur des nouvelles ambitions, se sont métamorphosés à la CAN 98, au grand bonheur et étonnement du public. Devant Dieu et les hommes, le Gal Nabéré Honoré Traoré et ses collaborateurs, ont déjoué tous les pronostics, propulsant le Onze National A Burkinabé , au 4è rang africain. Une grande grande première.
Mais malheureusement, au vu et au su de l’autorité suprême, ce renouveau amorcé pour donner au football national, toutes ses lettres de noblesse, sera noyé dans un brouhaha, « décrété malheureusement » à l’époque, par un groupuscule d’agitateurs « sans foi, ni loi ». Et au sortir d’une « CAN 98 tout compte fait, réussie. Malgré l’embellie, il y aura « du grabuge ».
De grandes tempêtes, la FBF dirigée par le défunt Général, en a souffert et l’on se rappelle « des soupirs » à l’époque d’un simple admirateur du foot local : « Tout ça pour ça », comme pour stigmatiser que « nul n’est prophète en son pays ». Ce détour par la FBF, le Colonel à l’époque, en parlait peu ; mais quand il le faisait, c’est avec amertume, stigmatisant la méchanceté des hommes du milieu sportif.
Dans tous les cas et c’est indéniable, ma modeste personne a été à tu et à toi avec ce « grand- frère bien spécial », dans le respect strict « des lignes rouges » de chaque profession. En d’autres termes, je reste fier de la considération exceptionnelle, dire, les échanges très cordiaux avec ce grand et haut officier supérieur de nos forces Armées Nationales. Jamais je n’oublierai la simplicité de vie et le grand humanisme de l’homme, même s’il est souvent incompris dans sa philosophie générale de vie.
Ainsi donc, Mon Général, comme le disait l’ancien Général français, Charles De Gaule, « les choses étant ce qu’elles sont », tu as passé l’arme à gauche dans un voyage en aller simple. Te souhaitant un repos éternel au royaume des cieux, permets-moi de te rappeler, comme si c’était hier, encore, ces temps de soutien et d’accompagnement, lors du rappel à Dieu de mon fils ainé, le 6 septembre 2008 ; ton épouse Michelle et Toi, aviez été d’une assistance mentale et morale sans commune mesure. Que l’âme du fiston repose toujours en paix, soit dit en passant.
Va en paix, soldat de la patrie , tu as accompli à y voir de près et partout où tu as servi, ta part du job.
A DIEU ! Frère esclave, affranchi tu l’es maintenant par mon intercession !!!
Mon Général. Toi aussi ! A peine 70 ANS !!! Pourquoi ça ??? c’est faible.
Que la terre bientôt libre du Burkina Faso , que tu as Servie avec Amour et Loyauté, te soit légère.
RESPECTS montagneux, mon Général. Que le PARADIS soit ta dernière DEMEURE…… Victoire, tu régneras…. AMEN……ALLEL
Ton Ami et Frère / V.M.HIEN, ton Libérateur absolu