Autant le dire… : dix nouveaux ambassadeurs, un taux de croissance de 6,28 %, le Burkina rassure

Ce vendredi 5 décembre 2025, dix nouveaux ambassadeurs ont présenté leurs lettres de créance au Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. C’est à un véritable balai diplomatique qu’on a assisté ce jour au palais présidentiel de Koulouba. Témoignant ainsi l’excellence des relations diplomatiques, économiques et politiques que le Burkina Faso entretient avec ces dix pays, parmi de nombreux autres à travers le monde. C’est également la preuve que les choix politiques engagés par les plus hautes autorités au pouvoir depuis 2022 rencontrent l’assentiment de nombreux pays partenaires qui ont effectivement fait, eux aussi, le choix de les soutenir et de les respecter. La présentation de ces lettres de créance est enfin la preuve que le Burkina Faso se porte bien sur le pays international mais aussi à l’interne et est bien apprécié dans sa marche vers son développement et la prospérité de son peuple.

Un autre élément de cette bonne santé, c’est l’économie. La veille, le conseil des ministres du 4 décembre annonçait la bonne santé des recettes internes qui sont de l’ordre de 2 500 milliards de FCFA en fin septembre 2025, soit un taux de recouvrement de plus de 105%, par rapport aux prévisions avec une progression de 388 milliards de FCA comparativement à septembre 2024. Il a également indiqué que 1 200 milliards de FCFA ont été décaissés et ont servi à payer la dette intérieure qui était en train d’asphyxier de nombreuses entreprises et par ricochet menaçait de nombreux emplois. La mobilisation de tant de ressources internes avant la fin de l’année dans le contexte d’insécurité et de reconquête de l’intégrité du territoire que vit le Burkina est la preuve de la bonne santé de l’économie burkinabè. Reste sans doute à faire en sorte que tout cela bénéficie effectivement aux Burkinabè sur l’ensemble du territoire national.

Ces deux faits majeurs montrent que le Burkina Faso se porte bien dans l’ensemble. N’eut été l’insécurité et la lutte contre le terrorisme et les groupes armés terroristes qui engloutissent des moyens financiers colossaux, le Burkina Faso aurait connu un véritable bon en avant en matière de développement. Qu’à cela ne tienne, les investissements qui sont faits dans des domaines stratégiques comme ceux de la santé, de l’agriculture pour l’autosuffisance alimentaire, de l’industrie pour la transformation de la production, de l’éducation pour un Burkinabè nouveau, de l’accès aux services sociaux de base témoignent de la réalité d’un pays qui a décidé de prendre son destin en main et qui avance résolument vers le développement.

C’est une très bonne dynamique dont le peuple burkinabè doit en être fier. Mieux, elle mérite d’être maintenue et renforcée. Peut-il en être autrement quand on sait que leitmotiv au plus haut niveau de l’Etat et au sein des populations est d’assurer nous-mêmes avec dignité et par nos propres moyens endogènes le développement de notre pays ? Ce sont des choix que tout partenaire qui a décidé de nous accompagner doit respecter.

En d’autres termes, le Burkina Faso n’exclut à priori aucun partenariat avec aucun pays tant que celui-ci respecte ses choix : la souveraineté dans le choix des priorités, la dignité et l’indépendance. Car, seuls les Burkinabè savent ce qui est prioritaire pour eux et ce qui ne l’est pas.

Dabaoué Audrianne KANI