Il n’est pas exagéré de dire que le président américain, Donald Trump, par ses mesures restrictives de l’immigration, a empêché les supporters des équipes africaines de se rendre aux Etats-Unis pour soutenir leurs équipes. De nombreux supporters qui auraient voulu se rendre aux Etats-Unis pour être aux côtés des équipes afin de les soutenir, n’ont pas pu faire le déplacement. Aucun supporter de l’équipe de Côte d’Ivoire par exemple, n’a eu de visa pour être aux côtés des Eléphants. Idem pour les Léopards de la République démocratique du Congo où il y a la fièvre à virus Ebola et aussi pour le Sénégal. La plupart des équipes se contentent de la diaspora africaine vivant aux Etats-Unis. Qu’à cela ne tienne, les Africains vivent intensément la Coupe du monde aux côtés de leurs équipes quand elles jouent.
Quelle que soit l’heure à laquelle se joue un match impliquant une équipe africaine, de nombreux supporters africains sont devant les petits écrans de télévision ou sur les réseaux sociaux pour les suivre en direct. Mieux, ils ne font pas de différence entre les équipes africaines, qu’ils soutiennent toutes. Pourvu qu’une équipe soit africaine, elle a le soutien des Africains. Comme quoi, le football est un puissant moyen de rassemblement des peuples.
Les peuples africains, et principalement les dirigeants doivent en prendre compte et savoir que les Africains sont solidaires et peuvent être unis autour d’un objectif. Il suffit que cet objectif soit dans l’intérêt de l’ensemble des peuples africains. C’est aussi un véritable appel fait à l’Union africaine (UA) et à l’ensemble des organisations régionales et sous-régionales qui prétendent défendre les intérêts des populations des espaces qu’elles couvrent.
Sous un autre angle, les Africains ont compris qu’ils peuvent rester chez eux, soutenir leurs équipes ou réussir de grands projets sans se rendre aux Etats-Unis ou dans n’importe quel autre pays occidental. Il suffit d’y croire et de le réaliser. Les Africains disposent de tout ce qu’il leur faut pour développer leurs pays et vivre décemment l’eldorado chez eux, sans envier des pays dits développés. Les mesures restrictives de Donald Trump sur l’immigration ou l’émigration (c’est selon) ne sont pas forcément mauvaises en ce sens qu’elles permettent et doivent effectivement permettre aux Africains, notamment les plus jeunes, de rester en Afrique et travailler à développer leur continent et leurs pays respectifs.
On n’a pas forcément besoin d’aller à l’extérieur pour se développer ou développer sa patrie. Il y a une prise de conscience collective que les Africains doivent avoir sur les questions liées à l’émigration. Les meilleures conditions de vie dans les pays, notamment occidentaux, pour lesquelles les jeunes bravent les océans et dont de nombreux meurent malheureusement dans les eaux maritimes, n’ont pas été inventées. Les citoyens de ces pays ont tout simplement compris qu’il fallait travailler durement pour se développer. Ils sont passés par les étapes que nous traversons actuellement pour être aujourd’hui là où ils sont.
Revenant à la Coupe du monde, il est presque sûr que les dix équipes africaines qui y participent, représenteront valablement le continent. Elles peuvent aller très loin s’elles savent négocier le virage. Le football africain a grandi avec des joueurs dont les talents n’envient aucun autre talent.
Dabaoué Audrianne KANI
