Maouloud 2026 : Appel à l’union et à la cohésion sociale à Bobo

À l’instar des musulmans de plusieurs localités du Burkina Faso, les fidèles du Comité Culturel de la Génération des trois Testaments (CCGT) ont célébré le Maouloud dans la nuit du 25 au 26 août 2026 à Bobo-Dioulasso. C’était au plateau omnisports de Yéguéré.

 

La célébration du Maouloud, marquant la commémoration de la naissance du prophète Mahomet, a rassemblé de nombreux fidèles musulmans dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 août 2026 à Bobo-Dioulasso. Venus de différentes régions du Burkina Faso ainsi que de la Côte d’Ivoire et du Mali, les adeptes du CCGT se sont retrouvés au plateau omnisports de Yéguéré pour une nuit de prière, de prêche et de bénédictions.

Pour l’édition 2026, le guide spirituel du CCGT, Abdoulaye Héma Ouattara, fils de feu Djafar, a prêché essentiellement  sur le thème : « Comment vivre pour la cohésion sociale au Burkina Faso ? » Un thème qui, selon l’esprit de la célébration, interpelle chaque Burkinabè sur sa responsabilité dans la construction d’un climat de paix et de vivre-ensemble, dans un contexte national marqué par de nombreux défis.

Au cours de son prêche, le guide du CCGT a également insisté sur l’importance de la célébration du Maouloud. « Tout bon musulman doit célébrer le Maouloud. Se rappeler de la naissance du prophète et prier Dieu est une bonne chose, contrairement à certains qui estiment qu’un musulman ne doit pas le célébrer », a- t-il déclaré.

«Le Maouloud signifie la naissance du prophète Mahomet. Ce n’est pas la naissance en chair du prophète Mahomet que nous célébrons, mais plutôt la naissance de son esprit lorsqu’il avait l’âge de 40 ans. C’est pourquoi tout bon musulman doit célébrer le Maouloud. C’est une obligation», a-t-il expliqué.

 

Prières et sacrifices pour le retour de la paix

 

Au-delà du prêche, la célébration a été marquée par des prières et des sacrifices  implorant Dieu pour le retour de la paix au Burkina Faso. Les adeptes du CCGT ont notamment procédé à des immolations de chèvres et d’autres animaux dans le cadre de ces rites religieux.

Conformément au thème retenu, le guide spirituel a formulé des vœux de paix, de cohésion sociale et de prospérité pour le Burkina Faso. Il a également adressé des bénédictions en faveur des actions entreprises par le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, pour le bien du pays.

En guise de conclusion, Abdoulaye Héma Ouattara a appelé les fils et filles du Burkina Faso à privilégier l’union, la solidarité et la multiplication des bonnes œuvres, afin de renforcer le vivre-ensemble et la cohésion sociale.

B.A.D