
Le samedi 29 août 2026, le bas-fond rizicole de Noakuy, dans la commune de Dédougou, a accueilli le Directeur régional de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques de la Boucle du Mouhoun (Bankui), Gaël Sidbewendin Yaméogo. Cette visite avait pour but d’évaluer l’évolution des cultures de riz dans le bas fond rizicole du dit village.
83 hectares, c’est sur cette superficie que du riz de variété Orylux est cultivé dans le bas fond rizicole de Noakuy, village situé dans la commune de Dédougou.
Aménagé il y a deux ans, ce bas-fond compte environ 400 exploitants en majorité des personnes déplacés internes. C’est dans une ambiance chaleureuse que les producteurs ont accueilli le Directeur régional et sa délégation. Venu s’enquérir de l’avancée des travaux, le Directeur régional Gaël Sidbewendin Yaméogo a salué l’engagement des producteurs. « Nous sommes au CP1, l’année prochaine nous irons au CP2 », a déclaré le président du bas-fond, Jérémie Magna Saboué. Comme pour dire qu’ils vont travailler à évoluer dans la culture du riz dans leur bas fond. Il a partagé les défis auxquels les producteurs ont été confrontés.
« Nous voulons faire de notre bas-fond un grand site de production »
La réalisation de diguettes pour l’aménagement du bas-fond a nécessité l’aide de techniciens et de camions. Malgré les obstacles, la communauté a su s’organiser. « Nous avons ramassé les cailloux sur nos collines et avons travaillé avec. Nous avons commencé avec 600 personnes, mais actuellement, nous sommes environ 400 à travailler ici », a déclaré le président Jérémie Magna Saboué. Celui-ci a sollicité auprès des autorités la réalisation de forages pour la production du blé en culture contre-saison. « Nous voulons faire de notre bas-fond un grand site de production afin de contribuer à l’autosuffisance alimentaire et répondre à l’initiative présidentielle du président Ibrahim Traoré », dit-il.
Avec une superficie emblavée de 83 hectares, les producteurs aspirent à augmenter cette surface à 200 hectares pour l’année prochaine selon Jérémie Magna Saboué.
Après une visite marquée par une longue marche dans le bas-fond, le Directeur régional Gaël Sidbewendin Yaméogo a exprimé sa satisfaction quant aux efforts des producteurs et à l’encadrement technique qui ont permis d’aménager cette superficie. « Dans l’ensemble si la pluviométrie se maintient, nous espérons une très bonne campagne. Ce qu’on peut déplorer sur certaines parcelles, ils n’ont pas respecté le nombre de plans par poquet. Ce qui va demander également un travail, il faut démarier pour permettre au riz de faire un bon tallage et avoir une très bonne production », a-t-il affirmé.
« La physionomie des bas-fonds se présente très bien »
« Nous leurs avons demandé d’écouter les conseils de l’encadrement technique et rester engagé parce qu’en révolution il faut rester toujours en veille. Si on a obtenu de bons résultats, on ne doit pas dormir sur nos lauriers », a-t-il indiqué. Il a aussi souligné que, malgré quelques difficultés rencontrées en début de campagne dues à la pluviométrie, les conditions actuelles sont favorables. « Cette année, nous pouvons affirmer que dans les région du Bankui et Sourou, la physionomie générale des bas-fonds se présente très bien», se réjouit le Directeur régional de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques.
Pour les différents sites, l’encadrement a mis en place des parcelles témoin. Gaël Sidbewendin Yaméogo a insisté sur l’importance à adopter des variétés à cycle court, tout en considérant la possibilité d’introduire d’autres variétés adaptées au sol. Il n’a pas manqué de saluer l’engagement des autorités coutumières.
Les producteurs sont optimistes et nourrissent l’espoir que la pluviométrie va s’améliorer. Selon les techniciens, il est attendu entre 290 à 332 tonnes de riz sur les 83 hectares emblavés.
Arnaud Lassina LOUGUE
Correspondant