Maison d’arrêt et de correction de Bobo : des perspectives encourageantes pour la production agricole

Le Commandant de l’Administration pénitentiaire près la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso, l’Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal D. Evariste Dala dit Toé, a effectué une visite sur les sites de production agricole de la Maison d’arrêt et de correction de Bobo. C’était le vendredi 28 août 2026.

 

Dans le cadre de la contribution du milieu carcéral à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso (MACB) dispose de 40,7 hectares répartis sur deux sites appartenant à l’École nationale de formation agricole.

Accompagné de ses chefs de division ainsi que des chefs des services régionaux chargés de la production pénitentiaire et de la formation professionnelle, le Commandant s’est rendu sur les différents sites afin de s’enquérir de l’état d’avancement de la campagne agricole menée par la MACB. Le premier site, situé à Matourkou, couvre une superficie de 15,7 hectares. Il compte notamment 14 hectares de maïs en phase de floraison, un hectare de niébé et 0,7 hectare d’oseille. Le second site, situé à Farakoba, s’étend sur 25 hectares, dont 14 hectares de maïs en phase de montaison et 9 hectares de niébé.

Sur les différents sites, la délégation a été accueillie par le Directeur de la MACB, l’Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal Efrem Modeste Ky.

La visite a permis à la mission de constater un bon niveau d’avancement des travaux champêtres ainsi que  des perspectives encourageantes pour la production agricole. Le Commandant D. Evariste Dala dit Toé a encouragé les détenus engagés dans les activités agricoles et félicité le directeur et l’ensemble de son personnel pour les efforts consentis. Il a particulièrement salué cette initiative qui participe à la formation professionnelle et à la réinsertion des personnes détenues.

 

Des besoins matériels et financiers à relever

 

Malgré les avancées enregistrées, plusieurs difficultés ont été signalées. Elles sont principalement liées à l’insuffisance des moyens matériels et financiers, notamment pour le labour du deuxième site, le transport des détenus vers les espaces agricoles ainsi qu’à la disponibilité des intrants, particulièrement les engrais. Le transport nécessite des moyens en véhicules et en carburant, indispensables au bon déroulement des activités sur les différents sites. Avant de prendre congé de ses hôtes, le Commandant de l’Administration pénitentiaire a prodigué des conseils aux responsables et aux détenus afin d’améliorer les rendements et de garantir une production agricole réussie.

Ben Alassane DAO