Abdoulaye Héma Ouattara fils de feu Djafar : «Les Burkinabè doivent accepter le pardon d’où qu’il vienne»

Dans la journée du lundi 08 août 2022, les fidèles musulmans du Burkina Faso ont célébré la fête de «Achoura» qui correspond au dixième jour du premier mois de l’année suivant le calendrier musulman. A cette occasion le Comité Culturel de la Génération des trois Testaments (CCGT) a organisé durant cette nuit un prêche suivi de prières au plateau de Yéguéré.

«Achoura» est un mot d’origine arabe. Il correspond au dixième jour du premier mois de l’année selon le calendrier musulman. Dans notre société, la célébration de cette fête est diversifiée au regard d’un constat. Il y a le volet musulman et le volet coutume. Chez les musulmans, il s’agit d’une fête dans laquelle le musulman doit multiplier les bienfaits, les bénédictions  et les prières, tandis que les coutumiers organisent des cérémonies de danses et des séances des parentés à plaisanterie. Selon El Hadj Abdoulaye Héma Ouattara, porte-parole du CCGT : « Achoura en islam se trouve à la quatre vingt neuvième sourate du coran. Il  correspond  précisément à des moments où Dieu a révélé beaucoup de miracles pour ses envoyés sur la terre.

Par exemple, le jour qu’Adam a quitté le jardin d’Eden pour venir sur terre, il a violé un interdit de Dieu. Pour se repentir devant Dieu, Adam a prié pour que Dieu accepte son  pardon. Et, ce jour correspondait au dixième jour du premier mois de l’année musulmane ». Et d’ajouter : « De nos jours Achoura est célébré diversement parce que des gens ont abandonné la  parole de Dieu qui se trouve dans la bible et le coran. Ils se basent sur les livres écrits par des gens. Ce qui est devenu une source de division au sein de la communauté musulmane ».

Le porte-parole du CCGT n’est pas resté en marge de l’actualité socio-politique de notre pays marquée par le processus de la réconciliation notamment la venue de l’ex-président Blaise Compaoré et sa lettre de demande de pardon. Il invite les fils et filles du pays à l’union et à accepter le pardon des uns les autres afin que la paix revienne au Burkina Faso.

Ben Alassane DAO

Fermer le menu
velit, venenatis ultricies risus. elementum ut