Association MUSO KA YELE : Du compostage et des jardins bios pour les femmes de Matouroukou

 Le groupement des femmes de Matouroukou travaillant dans le compostage et le jardinage bio, avec l’appui de l’association Muso Ka Yele, a reçu mercredi dernier la visite du maire de l’arrondissement 6 Hypolite Sanou et une délégation de la direction provinciale de l’agriculture. Le maire et sa délégation sont allés apporter leur soutien aux femmes et à l’association pour sa bonne marche. 

Le maire Hypolite Sanou exhortant les femmes à plus de courage et d’ardeur au travail

Ce sont des femmes passionnées de ce qu’elles font à savoir, le compostage et le jardinage bio, qui nous ont accueillis à notre arrivée avec des chants et des pas de danses. Après les salutations d’usage, les femmes ont fait des démonstrations de ce qu’elles font au quotidien avec l’appui de l’association Muso Ka Yele basée en France.

Pour Charlotte Fanta Sankara, coordonnatrice de l’association Muso Ka Yele à Bobo-Dioulasso, « Nous sommes là pour aider les femmes à faire du compostage et du jardinage. Nous leur apportons aussi des conseils sur l’hygiène et la santé. Une fois le composte fini, il est partagé aux femmes qui le veulent pour leurs champs. Une partie est aussi ramener à Bobo-Dioulasso au marché bio à la Villa Rose et les revenus reviennent toujours aux femmes ».

Au niveau des femmes, l’action de l’association est salutaire et bénéfique même s’il y a des insuffisances en équipement de travail. « Le compostage et le jardinage que nous faisons avec l’appui de l’association Muso Ka Yele, nous aide beaucoup car cela nous permet d’avoir des revenus. Cependant le manque de matériels de travail est un handicap pour nos activités au quotidien», déclare Sosso Ouattara, présidente du groupement des femmes de Matouroukou.

« Ces femmes mènent un combat au quotidien avec l’appui de l’association Muso Ka Yele. Cela est très apprécié à notre niveau, car cela leur permet de générer des revenus. Nous envisageons comment les aider avec nos partenaires pour relever le défi de l’épanouissement et l’employabilité des femmes dans notre arrondissement », promet le maire Hypolite Sanou.

Les techniciennes de la direction provinciale de l’agriculture sont également satisfaites du travail abattu par les femmes, car à part l’utilisation de la cendre et de la plume dans le compostage, toutes les autres techniques sont conventionnelles.

Aymeric KANI

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