Assurance maladie universelle : Des cellules citoyennes outillées pour veiller au grain

Le Réseau d’accès aux médicaments essentiels (RAME) tient un atelier de formation du 22 au 24 décembre 2020 à Bobo-Dioulasso. Ceci en vue du suivi de la mise en œuvre de l’Assurance maladie universelle (AMU) dans les communes de Koumbia, Houndé et de l’arrondissement n°3 de Bobo.

Hamidou Ouédraogo, directeur exécutif national du RAME

Cette formation est destinée aux cellules citoyennes de veille sanitaire desdites localités ci-dessus. Selon le rapport du PNUD sur le développement humain, le Burkina Faso occupe le 181ème rang sur 187 pays. Dans ce contexte de pauvreté, on constate que les services de santé sont sous-financés. De ce fait, l’accès aux services de santé demeure encore largement assuré par le paiement direct des ménages. En outre, la quantité des services de santé reste à désirer. C’est en cela que l’AMU et la couverture santé universelle s’avèrent nécessaires pour garantir l’accès à des soins de qualité à toute la population en générale et aux indigents en particulier, y compris la garantie d’une protection financière contre le risque maladie.

C’est tout le sens de cet atelier qui vise à sensibiliser les citoyens en vue d’améliorer l’effectivité des mesures d’exemption et de gratuité des soins dans le cadre de l’assurance maladie universelle dans la région des Hauts-Bassins. En clair, il s’agit pour le RAME de produire des évidences citoyennes sur l’état de mise en œuvre des mesures d’exemption de paiement ou de réduction des couts ; développer une campagne de communication sur l’assurance maladie universelle, et les avantages associés aux mesures d’exemption et de gratuité en vigueur au Burkina Faso. Aussi, le Réseau compte développer une veille citoyenne sur les prestations des services de santé, l’effectivité de l’AMU  des mesures d’exemption et de réduction des coûts.

Casimir Seyram KAVEGUE

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