Au palais de justice : Les images nues de son ex-copine le conduisent en prison

Un jeune de profession menuisier est condamné à 12 mois de prison et une amende de 1.000.000 de francs, le tout ferme, pour avoir publié sur Facebook des images malsaines suivi des écrits injurieux contre son ex-copine.

Quant à la fille, partie civile, elle réclame une somme d’argent au titre des dommages et intérêts dont elle n’a pas précisé le montant au cours de l’audience.

Les faits remontent à l’année 2020.

Il ressort qu’un jeune garçon nommé K.B a publié plusieurs fois sur sa page facebook des images malsaines et des écrits injurieux contre la fille X.L. Il se trouve que K.B et X.L entretenaient des relations intimes dans les années antérieures.

C’est courant 2020, que la relation commence à s’effriter, car la fille ne voulait plus de K.B. Pour lui faire mal, Monsieur K.B n’a pas trouvé mieux que de publier sur le réseau social des photos où la fille se trouve nue, accompagnées d’écrits (pute de son village, fille de pute).

Selon une déclaration de la fille, elle dit avoir averti Monsieur K.B pour qu’il arrête de faire ces publications. Malgré tout, il a continué de nuire à l’honneur de la fille en faisant encore des publications.

C’est ainsi qu’elle s’est rendue à la gendarmerie pour déposer une plainte contre Monsieur K.B. Suite à la plainte, l’affaire s’est retrouvée en justice. A la barre le lundi 24 mai 2021, K.B ne nie pas les faits, mais dit avoir fait ces publications sous l’effet de la colère. Quand le juge pose la question de savoir quel était l’objectif recherché en publiant ces images sur facebook ? Celui-ci répond : « j’étais simplement énervé contre elle ».

Pour le procureur, ces actes portent atteinte à la vie privée et à l’honneur de la victime et peuvent nuire à sa personne. Dans ses réquisitions, le parquet demande au tribunal de reconnaître Monsieur K.B coupable des faits de diffamations et d’injures publiques portant atteinte à la vie privée d’une personne.

Dans son verdict, le tribunal déclare K.B coupable de diffamations et d’injures publiques et l’a condamné conformément à l’article 524 du Code pénal burkinabè.

Ben Alassane DAO/ l’Express du Faso

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