Au Palais de justice :un conflit foncier entre deux familles se termine au tribunal

Sept personnes, toutes des cultivateurs de profession, comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso, le lundi 03 février 2025. Elles sont toutes poursuivies pour des faits de coups et blessures volontaires.

 

Les faits se sont déroulés dans le village de Sara. En effet, la bagarre intervient suite à un conflit foncier qui oppose deux familles proches dans le même village. Le jour des faits, un groupe de sept jeunes d’une des familles se sont rendus au champ. Arrivés, ils trouvent leur protagoniste du nom de S. E, une personne âgée. Dans la foulée, ils le ligotent à l’aide d’une corde avant de lui donner des coups. Lesquels coups qui lui ont causé des blessures, notamment sur son bras droit. Ce qui lui a causé une incapacité totale de travail de plus de 21 jours. C’est ainsi qu’il porte plainte contre les sept personnes et l’affaire remonte au niveau de la justice. A l’audience correctionnelle du lundi 03 février 2025, les prévenus ne reconnaissent pas totalement les faits qui leurs sont reprochés. « Nous l’avons ligoté certes, mais nous ne l’avons pas frappé », affirment les prévenus à la barre. La victime dit que les prévenus ici présents l’ont frappé au champ à deux reprises. « Ils m’ont attaché avec une corde, ils m’ont frappé. Mon bras droit a été touché pourtant je suis un droitier. Je suis allé à l’hôpital pour me soigner, j’ai fait plus de 20 jours sans pouvoir travailler », indique la victime.

A la fin des débats, la victime a réclamé la somme de 100 000 F CFA au titre de ses frais d’ordonnances médicales. Le Procureur, dans ses réquisitions, a estimé que les faits de coups et blessures volontaires sont constitués conformément à l’article 512 du code pénal burkinabè. Avant de requérir la peine, le Parquet a rappelé que l’affaire oppose deux familles proches qui vivent dans le même village. Pour lui, il y a lieu de condamner les prévenus à des peines qui pourront garantir la paix sociale puisqu’ils sont tous appelés à vivre ensemble. Pour cela, il a requis 24 mois de prison avec sursis et une amende ferme de 600.000 F CFA. Le tribunal va décider de leur sort le 17 février prochain.

Ben Alassane DAO