
Ça y est ! Comme à chaque fin d’année, le gouvernement a rendu public le Budget de l’Etat, gestion 2026, après son vote par l’Assemblée législative de transition (ALT). Ce Budget de 3431,5 milliards de FCFA étant la traduction en chiffres de ses ambitions, on sait désormais après analyse les secteurs prioritaires dans lesquels le gouvernement compte investir. Ce sont par ordre prioritaire la sécurité, l’éduction, la santé et l’agriculture. A eux seuls, ils cumulent 2068,93 milliards de FCFA soit 72,70% du Budget. Avec 837,52 milliards de FCFA et un taux de 29,43 %, nul doute que le secteur de la défense est la priorité des priorités du gouvernement. Ce qui se justifie amplement car rien, absolument rien en termes de développement ne peut se réaliser sans la sécurité et la paix. Autrement, tant que les Burkinabè ne sont pas en sécurité chez eux au Burkina Faso et chacun dans sa localité où il peut vaquer calmement à ses activités au quotidien, aucune action de développement ne peut être envisagée. Du reste, tout le monde est unanime de l’impact négatif de l’insécurité et principalement du terrorisme sur la production nationale dans tous les secteurs.
L’autre secteur prioritaire, c’est l’éducation à laquelle sont consacrés 707,89 milliards de FCFA soit 24,87 % du Budget national. Là aussi, les ambitions sont claires et les objectifs se justifient amplement. L’éducation, dit-on, est la base de toute action humaine. Quand un peuple est bien éduqué et bien formé, il sait toujours se prendre en charge dans les autres secteurs. Consacré autant de ressources à l’éduction est une vision claire affichée de permettre aux enfants et principalement à la jeunesse d’être bien éduqués et formés pour assurer la relève et faire avancer davantage le pays.
En matière de santé, le président du Faso a pris de grands engagements de faire en sorte que les Burkinabè aient accès à des soins de santé de qualité sur toute l’étendue du territoire national. Il l’a encore rappelé lors de l’inauguration du Centre hospitalier universitaire de Pala à Bobo-Dioulasso, en annonçant la construction de neuf Centres hospitaliers régionaux de référence. Aussi, 361,77 milliards de FCFA soit 12,7% du Budget lui sont consacrés. Là également, le gouvernement est convaincu que rien ne vaut la santé. Aucun développement véritable ne peut se réaliser sans des ressources humaines en bonne santé.
Le dernier secteur prioritaire est celui du développement rural auquel il est consacré 161,75 milliards de FCFA soit 5,69% des ressources nationales en 2026. L’agriculture et partant le secteur rural étant porteur pour l’économie nationale, le gouvernement a décidé de lui allouer des ressources conséquentes pour l’atteinte de ses objectifs dont l’autosuffisance alimentaire. Un peuple qui a faim ne peut être mobilisé sur aucun chantier de développement.
Mais attention ! Tout cela n’est que des chiffres et des ambitions qui ne peuvent être réalisés que si chaque acteur, chaque Burkinabè, joue pleinement le rôle qui est le sien. Il n’y a certainement pas de doute à ce niveau quand on sait que les Burkinabè ont décidé de compter d’abord sur eux-mêmes afin d’être indépendants, souverains et dignes.
Dabaoué Audrianne KANI