Autant le dire: donc tous ces grands projets étaient possibles au Burkina ?

Hier mardi 23 janvier, c’était le lancement du démarrage des travaux de l’usine de traitement des résidus miniers de type charbon fin, scories, cendres et concentré acidique. Ceci, afin de récupérer tous les métaux contenus dans ces résidus. Après donc la raffinerie d’or dont les travaux de construction ont été lancés le 23 novembre dernier, le Burkina Faso est en train de tout mettre en œuvre pour traiter entièrement l’or produit sur son sol par ses propres moyens. Ce qui constitue une véritable avancée dans la production de façon générale de l’or au Burkina Faso.
Mais, cela n’est pas suffisant car, il faut mettre en place une véritable politique de lutte contre le trafic de l’or. En contrôlant la production artisanale de ce métal qui constitue le premier produit d’exportation de notre pays. Suivi par le coton, l’autre « or blanc ». Après donc l’or, il faut songer à la construction d’usine de transformation de notre coton. Ce sera aussi une grande plus-value pour les milliers de producteurs et les millions de personnes qui vivent du coton. Car, dit-on, le coton enrichit des individus.
En outre, en plus des usines de traitement de l’or, on a assisté à des poses de premières pierres d’autres usines de transformation de produits divers, don la tomate. Certainement que d’autres pierres seront posées pour la construction d’usines de transformation d’autres produits comme la pomme de terre, le haricot vert, les produits forestiers non-ligneux comme les lianes, le raisin, …
De grands projets comme l’Offensive agricole pour une autosuffisance alimentaire ont été lancés. A Bobo-Dioulasso, une centaine de jeunes ont été formés à la production hors-sol du poisson. Ceci, afin que nous n’importons plus du poisson pour notre consommation. Dans presque tous les secteurs, des actions sont en train d’être menées pour transformer notre tissu industriel. Qui constitue un élément important dans le développement d’une nation. Aussi, il faut que tous ces grands projets soient bien suivis et dirigés par des compétences qui ont à l’esprit l’intérêt supérieur de la nation et le bien-être des Burkinabè.
C’est le lieu de féliciter et d’encourager les autorités de la transition qui ont, courageusement, pris cet engagement de travailler à ce que nous transformions sur place ce que nous produisons. D’autres gouvernants avant eux, auraient pu le faire. Sans doute qu’ils ont fait ce qu’ils pouvaient avec les moyens dont ils disposaient et le contexte dans lequel ils ont gouverné. Ainsi va la construction d’une nation : chacun vient, il fait ce qu’il peut et s’en va, passant le témoin à d’autres qui viendront faire ce qu’ils peuvent.
Malheureusement, le plus souvent au Burkina Faso, très peu de nouveaux gouvernants reconnaissent le mérite de ceux qui les ont devancés. A peine s’ils ne pensent et ne disent que ceux qui les ont devancés n’ont rien fait. Comme si le pays n’a été créé qu’à partir de leur arrivée au pouvoir.

Dabaoué Audrianne KANI

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