Autant le dire : même si les échos du front sont favorables, restons concentrés !

Les échos du front diffusés ce dimanche 15 février 2026 sur les antennes de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB) interpellent, une fois de plus, les Burkinabè sur la nécessité d’une mobilisation générale plus grande et plus forte aux côtés des forces combattantes (Forces de défense et de sécurité et Volontaires pour la défense de la patrie). Le combat se poursuit sur le terrain. Il y a des acquis indéniables. Mais, les forces du mal et leurs soutiens ne démordent pas. Ils continuent ainsi leur sale boulot. Celui de s’en prendre à des populations civiles innocentes, les chasser de leurs localités et les révolter contre les actions de développement en cours au Faso.

On pourrait dire que cela est de bonne guerre car lorsqu’on a perdu la guerre, on fait feu de tout bois. Autant dire que les groupes armés terroristes sont en train de jouer leur baroud d’honneur.  Convaincus qu’ils sont que l’issue de cette guerre ne leur sera pas du tout favorable. Les Burkinabé, et l’ensemble des peuples du Sahel en proie au terrorisme, l’emporteront. Et ce n’est plus pour longtemps.

Cependant, quand on découvre à travers les reportages les moyens dont disposent les terroristes, se convainc tout de suite que leurs circuits d’approvisionnement sont encore fonctionnels. Des engins neufs, de l’argent liquide, des médicaments et bien d’autres produits… montrent qu’il y a encore des gens qui leur fournissent ceux dont ils sont besoin pour attaquer et tuer des Burkinabè.

Il est évident que les choix opérés depuis l’avènement au pouvoir des autorités actuelles, il n’est aucun doute que des Burkinabè et leurs réseaux ont été privés d’avantages personnels et égoïstes indus. Pour lesquels, ils sont sans aucun doute décidés à se battre et à récupérer par tous les moyens. Malheureusement pour ces forces obscurantistes, ils ont en face un peuple mobilisé et déterminé à ne plus jamais courber l’échine devant qui que ce soit. Ils ont en face d’eux un peuple burkinabè prêt à assumer ses choix, à se battre par lui-même pour sa souveraineté, son d’indépendance afin d’être toujours digne.

Le terrorisme ne saurait être un choix. Il ne mène nulle part car il n’a aucune issue. Les burkinabè qui l’ont compris ont remis les armes et se sont inscrits dans la dynamique de la République et de la construction d’un Burkina Faso de paix et de cohésion. Le pays a assez souffert pour continuer de souffrir dans les mains de ceux qui ont choisi de le piller et de se développer individuellement ; de ceux qui ont choisi leur bien-être au détriment de celui de l’ensemble des Burkinabè et notamment des générations futures.

Aussi, ces résultats et acquis qu’engrangent les forces combattantes ne doivent pas suffire à croire que le terrorisme est derrière nous. Ce d’autant plus qu’au-delà du combat des armes, il y a bien d’autres combats qu’il faut mener contre le terrorisme économique, le terrorisme culturel, le terrorisme intellectuel. Car, les terroristes sont dans presque tous les milieux et ne lésineront sur aucun moyen pour imposer leur idéologie.

Dabaoué Audrianne KANI