Autant le dire : nous avons, nous aussi, des droits

Ils nous attaquent et nous tuent. Quand on les pourchasse et les tue, on nous accuse de non-respect des droits humains. Est-ce à dire que nous, Burkinabè n’avons pas le droit de nous défendre et de vivre ? Nos vies n’ont-elles pas de valeur ? Des millions d’enfants ont été privés d’éducation parce qu’ils ont incendié des écoles et chassés les enseignants et les apprenants. Quand on riposte et les tue, on nous accuse de ne pas respecter leurs droits. Comme si permettre à des enfants de retrouver le chemin de l’école et d’être éduqués n’est pas assurer le droit à l’éducation. L’éducation n’est-elle pas un droit ? Quand ils incendient des centres de santé et privent les populations d’accès à la santé, on ne dit rien. Mais dès lors que nous les attaquons, les tuons et rouvrons des centres de santé, on crie au non-respect des droits humains. La santé n’est-elle pas un droit auquel les Burkinabè ont droit ?

Quand des gens soutiennent ouvertement ces terroristes dans leur salle besogne et qu’on leur prive la parole, on nous accuse d’atteinte à la liberté d’expression et de parole. Au Burkina Faso la parole est libre tant qu’elle s’inscrit dans la dynamique de reconquête de notre territoire national. Elle est libre quand elle contribue à permettre aux populations de retrouver leurs localités, d’y être réinstallées et de travailler tranquillement pour leur bien-être. Nous sommes en guerre contre des ennemis et celui qui soutient nos ennemis est de facto un ennemi et doit être traité comme tel. Les populations burkinabè aussi droit à la vie, à l’éducation, à la santé, à la sécurité, à la paix et au bien-être. C’est comme cela que se passe partout où les intérêts du pays sont menacés. Les groupes armés terroristes et leurs soutiens n’ont pas plus de droits que les vaillantes populations du Burkina Faso. Au contraire, s’il y a des gens qui ne doivent pas jouir de tous les droits, ce sont les terroristes.

La communauté internationale ou encore les organisations de défense des droits humains n’ont pas encore compris que les peuples du Sahel ont fait le choix de se défendre eux-mêmes contre toutes les adversités, d’où qu’elles viennent. A ce titre, ils revendiquent tous leurs droits à la liberté, à la santé, à l’éducation et à la vie. Les droits n’étant pas à géométrie variable, ceux qui prétendent classifier les droits humains doivent se rendre à l’évidence qu’au Sahel et partout ailleurs où les peuples sont opprimés, ils se défendront par tous les moyens dont ils disposent. Si les organisations de défense des droits humains veulent que les Burkinabè respectent les droits des terroristes, alors qu’elles commencent par leur demander de respecter les droits des Burkinabè à vivre en paix chez eux.

Si on peut pas nous aider à combattre les groupes armés terroristes et rétablir nos droits, alors qu’on ne nous divertit pas. Le Burkina Faso et l’ensemble des pays du Sahel ont fait désormais fait le choix de la lutte pour l’indépendance, de la liberté, la souveraineté et la dignité.

Dabaoué Audrianne KANI