Autant le dire… : Thomas Sankara n’est pas mort, voici là où il est !

38 ans que Thomas Sankara a été assassiné. 38 ans après, sa mémoire est davantage plus ardente. 38 ans après, il est célébré comme s’il n’était pas mort. Oui, Thomas Sankara n’est pas mort. Il est bien parmi nous ; il est en nous. Non pas physiquement, mais par son idéologie, sa vision, l’amour qu’il a eu pour son peuple, son engagement pour la cause de son peuple, ses œuvres. Thomas Sankara est dans cette jeunesse burkinabè et africaine désormais décidée à prendre son destin en main et à l’assumer avec courage et fierté. Sankara est incarné par ces personnes âgées qui, en son temps, n’ont pas eu droit à la parole et qui aujourd’hui ont décidé de s’assumer, non pas par vengeance, mais par amour et devoir pour leur peuple.

Sankara n’est pas mort, il est dans le sein que tète ce nouveau-né qui grandira et qui prendra le relai de la lutte pour son avenir.

Sankara n’est pas mort. Il est dans le vent que nous respirons, vent indispensable à notre survie.

Sankara n’est pas mort. Il est dans l’eau que nous buvons ; cette eau source de vie et d’abondance.

Sankara n’est pas mort. Il est dans Faso Mêbo, cette initiative qui consiste pour chacun de nous à s’engager pour développer son cadre et vie. Que ce soit dans nos villes ou dans nos campagnes.

Sankara n’est pas mort. Il est dans l’initiative présidentielle offensive agropastorale pour l’autosuffisance alimentaire dont l’objectif est d’amener les Burkinabè à produire suffisamment, à transformer et à consommer ce qu’ils produisent et ne plus tendre la main à qui que ce soit pour se nourrir.

Sankara n’est pas mort. Il est dans l’initiative Education de qualité pour tous. Afin que chaque enfant Burkinabè qu’on éduque soit un homme qu’on gagne. Il est aussi cette opération d’immersion patriotique qui consiste à inculquer à la jeunesse, les valeurs qu’ils doivent incarner pour être de vrais patriotes, de vrais Burkinabè engagés pour la défense de la patrie.

Sankara n’est pas mort. Il est dans l’initiative présidentielle une Santé de qualité pour tous et à moindre coût sur toute l’étendue du territoire national. Comme le prévoyait Thomas Sankara lui-même à travers, entre autres opérations, «la vaccination commando». Sankara n’est pas mort. Il est dans cette initiative de préservation et de défense de l’environnement à travers « l’opération 5 millions d’arbres en une heure » réalisée lors de la Journée nationale de l’arbre 2025 et dont les prévisions ont été dépassées.

Sankara n’est pas mort. Il vit dans l’initiative présidentielle pour le développement communautaire à laquelle les Burkinabè ont adhéré en comprenant qu’ils sont seuls à travailler pour le développement de leur pays, de leurs régions, de leurs provinces, de leurs départements et de leurs villages.

Sankara n’est pas mort. Il est dans l’initiative présidentielle pour la relève sportive dont la mission principale est de doter le pays d’infrastructures sportives de qualité mais surtout d’assurer une pratique saine et compétitive du sport au profit de la jeunesse burkinabè.

Sanakra n’est pas mort. Il est dans le combat acharné et permanent que nous menons dans tous les secteurs, sous le leadership du Capitaine Ibrahim Traoré, pour la libération de notre pays, pour la souveraineté, pour l’indépendance totale et pour la dignité du peuple burkinabé et des peuples africains. Voilà là où se trouve Thomas Sankara.

Dabaoué Audrianne KANI