
L’axe Bobo-Dioulasso Banfora sera réhabilité parce qu’il est en état de dégradation très avancé. A tel point que se rendre à Banfora, ville distante de Bobo-Dioulasso de seulement 87 kilomètres, relevait du parcours du combattant. Dans 24 mois, les usagers pourront l’emprunter plus facilement, avec aisance. Banfora-Orodara, un autre axe aussi important sera construit pour relier les deux principales villes de l’extrême-ouest du Burkina par une voie bitumée, plus praticable. C’est historique car entre les deux villes, il n’y a jamais eu de route goudronnée. Bobo-Dioulasso-Orodara est en réhabilitation.
Malheureusement pour des raisons diverses, les travaux piétinent. Certainement que très prochainement, une solution sera trouvée afin que les travaux reprennent et prennent rapidement fin. C’est une route stratégique en ce sens qu’elle se poursuit jusqu’à Sikasso au Mali reliant ainsi le Burkina Faso à ce pays frère. D’ailleurs, le trafic routier y est très dense en ce sens qu’elle est empruntée par de nombreux transporteurs de diverses marchandises venant des pays côtiers, Lomé et Cotonou principalement.
En plus, il y a l’ace Banfora-Sidéradougou pour rejoindre Gaoua dont les travaux ont été validés par le Conseil des ministres en mars 2025. La première tranche concerne l’axe-Banfora-Ouo. Puis, il y a Dandé-N’Dorola dont le tronçon Dandé-Kourouma, long d’une trentaine de kilomètres est en finition. Mais, il faut poursuivre jusqu’à N’Dorola pour désenclaver effectivement toute la zone qui voit, elle aussi, pour la première fois, du bitume. Il en est de même du tronçon Sindou-Kologo qu’il faut, tôt ou tard poursuivre. Ce qui va désenclaver tant soit peu cette importante partie du pays, grande productrice de vivres et de produits de rente. Banfora-Mangodara, bitumée dans les discours politiques doit être vue avec une attention particulière. C’est aussi un axe stratégique non pas seulement pour l’évacuation des productions agricoles, mais aussi pour la sécurisation de toute la zone frontalière avec notre voisin la Côte d’Ivoire. D’autres routes, notamment régionales comme entre autres celle qui va de Koumbia dans le Tuy à Dano dans le Ioba, de même que la route Houndé-Sara et qui ne sont pas moins importantes pour la commercialisation des productions agricoles, méritent qu’on s’y penche très sérieusement. Il y a aussi la route Koundougou-Kouka-Solenzo qui attend depuis la nuit des temps de connaître du bitume. Le développement socio-économique de la région en dépend grandement. Pour l’instant, ce qui est en train d’être fait n’est pas du tout négligeable et par conséquent nécessite l’accompagnement de tous les acteurs. Quand on ajoute à tout cela les grands travaux de bitumage et d’assainissement qui se déroulent en même temps dans la ville de Bobo-Dioulasso, il y a effectivement de quoi dire qu’on est en train d’aller vers un réel désenclavement du Grand ouest burkinabè.
Dabaoué Audrianne KANI