La ville de Koudougou dispose désormais d’une nouvelle centrale thermique d’une capacité de 25 mégawatts. L’infrastructure a été officiellement mise en service, le 10 août 2026, par le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba.
Réalisée en partenariat avec la SONABEL et l’entreprise BUTEC, cette centrale est présentée comme un levier stratégique pour améliorer l’offre énergétique, réduire les interruptions de fourniture d’électricité et soutenir le développement économique de la région de Nando.
Prenant la parole au nom des populations, Amédée Paré, président de la délégation spéciale de la commune de Koudougou, a salué la réalisation de cette infrastructure, qu’il considère comme une réponse à une aspiration longtemps exprimée par les populations. Pour lui, la disponibilité d’une énergie suffisante, fiable et accessible constitue une condition indispensable pour accompagner l’urbanisation, améliorer les conditions de vie des populations et soutenir la création d’emplois. Il a estimé que la centrale de 25 MW représente « bien plus qu’une infrastructure énergétique », mais constitue « un véritable levier stratégique de développement ». Chaque mégawatt supplémentaire devrait, selon lui, offrir de nouvelles opportunités aux artisans, commerçants, industriels, établissements de santé et d’enseignement ainsi qu’à la jeunesse entrepreneuriale.
Le président de la délégation spéciale communale a, par ailleurs, exprimé sa reconnaissance au gouvernement, aux partenaires techniques et financiers, ainsi qu’aux entreprises et équipes techniques ayant contribué à la réalisation de l’ouvrage.
Pour Sleiman Abi Ghanem, administrateur général de BUTEC, cette inauguration constitue un moment important pour son entreprise, mais également pour le Burkina Faso. Il a souligné que la centrale traduit une nouvelle capacité du pays à produire son énergie, à renforcer son autonomie et à construire les infrastructures nécessaires à son développement. Il a particulièrement salué la collaboration avec la SONABEL, qu’il a présentée comme un exemple de coopération efficace entre acteurs publics et privés. « Cette centrale est une œuvre collective », a-t-il déclaré, estimant que le choix de Koudougou n’était pas fortuit. Selon lui, la ville dispose d’un important potentiel industriel, agricole, commercial et humain qui mérite d’être pleinement valorisé.
L’ambition de BUTEC est que l’énergie produite à Koudougou puisse favoriser l’implantation de nouvelles activités, permettre aux entreprises existantes de se développer, stimuler la création d’emplois et contribuer à l’émergence de nouvelles chaînes de valeur.
25 MW supplémentaires pour renforcer le réseau
Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a inscrit la mise en service de la centrale de Koudougou dans la dynamique de renforcement des capacités nationales de production énergétique. Après les centrales de Pabré, d’une capacité de 50 MW, et de Bobo-Dioulasso, d’une capacité de 26,4 MW, le gouvernement poursuit ainsi sa politique de décentralisation des capacités de production électrique. Le ministre a notamment fait référence au Manifeste de la Révolution progressiste populaire, qui préconise l’implantation de centrales électriques dans les différentes régions du pays afin de mieux répartir les capacités de production, réduire les pertes liées au transport de l’électricité et renforcer la résilience énergétique nationale.
Selon lui, la centrale de Koudougou doit contribuer à réduire les interruptions de fourniture, à offrir une énergie plus stable aux unités industrielles et commerciales de la région et à favoriser la relance de l’emploi et de la création de richesses. La réalisation de cette centrale a été rendue possible grâce à un mécanisme de paiement par les usagers des services, mis en œuvre en partenariat avec BUTEC, a expliqué le ministre Yacouba Zabré Gouba. Il a salué le rôle joué par la SONABEL, le Bureau national des grands projets du Burkina ainsi que les ingénieurs, techniciens et ouvriers mobilisés pour la concrétisation de l’ouvrage. Le ministre a également reconnu le professionnalisme de BUTEC.’La mise en service de la centrale thermique de Koudougou intervient dans un contexte où le Burkina Faso cherche à renforcer son autonomie énergétique et à disposer d’une offre capable d’accompagner son développement industriel. Pour les autorités, l’enjeu dépasse donc la seule production d’électricité.
La cérémonie a réuni des membres du gouvernement, des autorités administratives, coutumières et religieuses, des responsables de la SONABEL, des représentants de l’entreprise BUTEC ainsi que plusieurs acteurs du secteur de l’énergie.
Jules TIENDREBEOGO
