Covid-19 et milieu scolaire : La lutte butte sur les effectifs pléthoriques

Un mois après la rentrée des classes, un constat double s’impose sur le Covid-19 dans les établissements scolaires de la commune de Bobo-Dioulasso. La pandémie semble épargner les milieux scolaires. Tant mieux, car le respect des mesures-barrières y rencontre aussi des obstacles. Le conseil municipal entend y remédier en 2021 à hauteur de cinq millions de francs CFA sur le budget municipal.

Ardjouma Sanou, Directeur de la promotion de la santé et de l’hygiène de la commune de Bobo-Dioulasso

Grâce à de ” grands efforts ” déployés par le Conseil municipal sous l’impulsion du maire Bourahima Sanou, la direction en charge de la santé et l’hygiène de la commune de Bobo-Dioulasso a couvert l’ensemble des directions et services relevant de la commune jusque dans les villages rattachés. Ces actions de communication-sensibilisation, dons de matériels divers ont aussi été rendus possibles grâce à l’appui technique et financier de nombreux partenaires. Les milieux scolaires n’ont pas été en reste dans cette campagne intensive de lutte contre la maladie à coronavirus. Semaine après semaine et à diverses occasions ponctuelles, des rencontres de sensibilisation au problème et à la lutte contre la propagation du virus en milieu scolaire, ont eu lieux avec les directions, les enseignants, les structures de parents d’écoles et les élèves. Dans la même lancée que ses actions entreprises pour l’hygiène en milieu scolaire, le service dirigé par Ardiouma Sanou a davantage travaillé à doter les milieux scolaires de kits de protection et de mise en application des mesures-barrières édictées par le gouvernement. La sensibilisation a souvent suffit pour que les établissements en plus des dons, se dotent de matériels sanitaires adéquats sur moyens propres.

Le respect strict des mesures-barrières contre la maladie à coronavirus dans les écoles reste un défi face aux effectifs pléthoriques

Les élèves étant fortement encouragés à se doter de leurs propres masques de protection avant de venir en classe, là où la distribution gratuite de cache-nez n’a pas suffit. Dans cette lutte, la direction de la promotion de la santé et de l’hygiène a travaillé en étroite collaboration avec la DPE (direction de la promotion de l’éducation).

Le surnombre dans les classes fait problème

Ouédraogo Wend-Kouni, Directeur de la promotion de l’éducation de la commune de Bobo-Dioulasso se réjouit de la bonne ouïe des élèves sensibilisés à la lutte contre la pandémie.  Les élèves des différents établissements ont prêté bonne oreille aux conseils et obéissent généralement au respect des gestes-barrières pour stopper la propagation du virus en milieu scolaire. Mais les obstacles ne manquent pas pour une lutte efficace. Le plus lancinant étant le surnombre des élèves dans les classes. Ce qui ne favorise pas le respect de la distanciation physique. Joint à cela, il y a des problèmes d’infrastructures scolaires dont la qualité laisse à désirer dans beaucoup d’établissements, de sorte que certaines mesures protectrices des enfants peinent à être appliquées.

Wend-Kouni Ouédraogo, Directeur de la promotion de l’éducation de la commune de Bobo-Dioulasso

Les failles étant recensées au niveau des ouvertures et des toits dans certaines classes. Et, plus préoccupante est la prolifération des installations commerciales autours des établissements en dépit de l’interdiction de telles pratiques aux abords des établissements d’enseignement. Ces commerces ne tiennent pas toujours compte du strict respect de mesures sanitaires contre le Covid-19 notamment. Le maire Bourahima Sanou considère comme prioritaire la question éducative dans la commune de Bobo-Dioulasso. De ce fait, la rentrée scolaire 2020-2021 a été l’occasion de marquer cet intérêt par une visite de rentrée dans certains ‘établissements pour leur faire des dons de matériels sanitaires contre la maladie à coronavirus ainsi que des tables-bancs pour amoindrir le problème de pléthore d’effectifs. Si le coronavirus semble épargner les milieux scolaires, le caractère imprévisible du mal qui connaît des rebonds, exige le respect voire l’intensification des gestes-barrières. Aussi le maire de la commune a insisté pour que des responsables d’établissements veillent  pour une continuation sans relâche des mesures de protection. C’est en ce sens que le budget municipal 2020-2021 prévoit une somme de dix millions de fracs CFA dans la lutte anti- covid-19 dont cinq millions seront affectés au monde éducatif.

Sibiri SANOU

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