Débauche juvénile : conséquence directe du modèle français mal copié

Des jeunes, sinon des enfants, vu leur âge qui va de 17 à 21 ans, présumés coupables de l’agression mortelle d’un lycéen dans la ville de Bobo-Dioulasso. Bien avant l’arrestation de ces sept jeunes, les maires de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso avaient pris des mesures interdisant la consommation de la chicha. Car la jeunesse, surtout scolaire, est de plus en plus accroc à fumer la chicha. Des élèves qui désertent les salles de classe pour se retrouver dans des débits de boissons. Que dire de ceux qui séquestrent leurs éducateurs ou bien leur portent la main. Les conséquences de cette débauche de la jeunesse font légion. Malheureusement, la situation va de mal en pire. Confère l’actualité relative à l’agression de ce lycéen de Bobo-Dioulasso.

La fin de cette débauche n’est pas pour demain. On pourrait même dire que nous sommes aujourd’hui dans une situation de non retour. Depuis que nous avons maladroitement copié le système français, l’éducation des enfants nous a échappée. Depuis la déclaration universelle des droits de l’homme le 10 décembre  1948 à Paris. Depuis cette déclaration, l’éducation africaine a pris un coup sérieux. L’éducation de l’enfant qui était un devoir de la société, ne l’est plus.

En effet, dans nos sociétés africaines, un enfant en erreur est corrigé par l’adulte le premier venu. Mieux, les parents de l’enfant fautif accentuaient la correction. De nos jours, l’adulte qui commet l’erreur de corriger l’enfant d’autrui se crée des soucis inutiles. Le cas de cette dame jugée et condamnée avec sursis au tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso.

Son péché originel, le fait d’avoir porter main sur l’enfant de son voisin. Chose inimaginable dans nos sociétés autrefois. Depuis que l’éducation sociétale de l’enfant n’est plus d’actualité, le respect des enfants envers les adultes n’est plus d’actualité. Même dans les classes, le maitre n’a plus le droit de corriger corporellement un élève.

Tant que la situation va ainsi demeurer, bonjour des dégâts d’une jeunesse perdue. Que faire donc pour remédier à cette situation ? Les parents peuvent-ils toujours servir de rempart face à cette avancée fulgurante de la débauche juvénile? L’école peut-elle remédier au mal ? Certainement qu’aucune des parties citées ne peut venir à bout de la situation.

Cependant, force est de reconnaitre que de façon unie (l’école et les parents) quelque chose peut être tenté et sauver ce qui peut l’être. Démissionner de l’éducation des enfants ou rester les bras croisés sans rien tenter, c’est refuser notre développement. Nelson Mandala ne disait-il pas que, « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde ».

Souro DAO

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