Education de base et enseignement secondaire : convergences de vues des acteurs pour renforcer les performances

Après cinq jours de travaux, la 4e mission de suivi du Plan stratégique de développement de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire (PSDEBS) a pris fin le 8 août 2026 à la Maison de la Culture de Bobo-Dioulasso. Cette rencontre a permis aux acteurs du secteur de l’éducation de dresser le bilan de la mise en œuvre du PSDEBS.

 

Organisée conjointement par le ministère en charge de l’Enseignement de base et celui en charge de l’enseignement secondaire, la rencontre a été l’occasion pour les acteurs nationaux ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers du secteur de l’éducation de faire le point de la mise en œuvre du Plan stratégique de développement de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire et de formuler des recommandations pour renforcer les performances du secteur. Durant les travaux, les acteurs ont passé en revue les réalisations enregistrées mais aussi de faire le point des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du Plan stratégique de Développement de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire (PSDEBS) au cours de la période 2021-2025. Les discussions ont notamment permis de confronter les prévisions aux réalisations et d’identifier les écarts afin de mieux orienter les prochaines interventions dans le secteur de l’éducation. À la clôture de la session, Séni Ouédraogo, Secrétaire permanent du Plan stratégique de développement de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire, a insisté sur l’importance de cet exercice de suivi. Selon lui, cette mission constitue un cadre pour les différents acteurs de disposer d’une lecture commune des résultats obtenus au cours des cinq dernières années et de mieux apprécier les efforts qui restent à consentir.

 

Le volet financier examiné

 

Au-delà du bilan général, les participants se sont également penchés sur le rapport du suivi financier. Cette étape a permis d’examiner l’utilisation des ressources mobilisées dans le cadre de la mise en œuvre du PSDEBS. Toujours selon Séni Ouédraogo, l’exercice vise notamment à rapprocher les ressources prévues des dépenses effectivement réalisées et à apprécier l’efficacité de leur utilisation. Pour les initiateurs de l’atelier, le suivi financier demeure un élément essentiel dans l’évaluation d’un plan stratégique. Il permet de mesurer non seulement ce qui a été réalisé, mais aussi la manière dont les moyens disponibles ont contribué à l’atteinte des objectifs fixés.

 

Des acquis, mais aussi des défis

 

Le bilan des cinq dernières années n’a pas uniquement porté sur les acquis. Les participants ont également identifié les insuffisances et les difficultés qui ont pu freiner la réalisation de certaines activités. Présent à la cérémonie de clôture, Dr Boubacar Ouédraogo, Directeur général de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation, a rappelé l’importance du renforcement des capacités des acteurs du système éducatif. Pour lui, l’amélioration de la qualité de l’éducation passe nécessairement par des ressources humaines suffisamment préparées et capables de répondre aux différentes évolutions du système éducatif. Les échanges ont ainsi permis de faire ressortir la nécessité de consolider les acquis et de corriger les insuffisances relevées au cours de la période 2021-2025.

 

Cap sur les prochaines années

 

Au-delà du bilan, l’atelier avait également pour objectif de préparer l’avenir. Les participants ont donc consacré une partie des travaux à la définition des perspectives pour l’année à venir. Il s’agit désormais de tirer profit des enseignements des cinq dernières années pour mieux orienter les actions futures. Les recommandations issues de l’atelier devront ainsi servir de repères pour renforcer les interventions dans les différents domaines de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire. Guy Ouango, inspecteur général des services du ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales et modérateur général de l’atelier, a assuré la conduite des échanges durant les travaux.

Rose KORO

Gnouma SANOU (Stagiaires)