Election du président de la CAF : le match n’aura pas lieu

Les 54 nations du football africain ont rendez-vous ce jour à Rabat au Maroc, pour le renouvellement des instances de la Confédération africaine de football (CAF). Le président sortant Ahmad Ahmad est quant à lui out à sa propre succession. Il a été sanctionné par l’instance supérieure du football mondial la FIFA. Cette sanction qui a été confirmée par le Tribunal administratif du sport (TAS) a été ramenée à deux ans au lieu de cinq ans. Aujourd’hui, l’ancien patron du football africain devra aussi s’acquitter d’une amende de 50 000 francs suisses au lieu de 200 000 francs suisses. Ahmad Ahmad est donc contraint de regarder de loin le football africain pendant au moins deux ans. Ainsi, le match était donc ouvert entre les prétendants au fauteuil de président de la CAF.

Les candidatures ont fusé de part et d’autres avec l’Ivoirien Jacques Anouma, le Mauritanien Ahmed Yahya, le Sénégalais Augustin Senghor et le Sud-Africain Patrice Motsepe. Le 06 mars dernier, le président du gouvernement mondial du football l’Italo-suisse, Gianni Infantino, avant la date prévue pour l’élection du président de la CAF,  a réuni les candidats déclarés à Nouakchott  pour trouver un consensus. Et ce consensus que certains observateurs qualifient de deal pré-électoral orchestré par la FIFA, l’a été autour d’un programme commun. Il s’agit de confier au meilleur des candidats déclarés la charge d’affronter les électeurs du football africain. Infantino veut encourager une candidature unique pour montrer un football africain uni. Cette réunion a permis  de dégager un consensus autour de la candidature du Sud-Africain Patrice Motsepe. Selon le magazine Forbes, la fortune de ce dernier est estimée à 2 milliards 600 millions de dollars. Pour certains en mettant en place une « CAF de consensus », le patron du football mondial s’assure du soutien du continent africain pour sa réélection en 2022. C’est dire que ce schéma de candidature unique est plus favorable à l’homme fort de Zurich qui envisage briquer un autre mandat. Mais faudra-t-il que les électeurs africains donnent leur quitus au candidat unique Patrice Motsepe. Son programme devrait avoir l’adhésion des 54 nations de football du continent. Si tel est le cas, cette Assemblée générale de la CAF aura l’allure d’une balade de santé au royaume chérifien. Une ballade si bien programmée, qu’aucun ne demande à prendre connaissance du contenu du programme du candidat unique. Quand même on lui donnera le quitus qu’il faut. C’est ça l’Afrique.

Firmin OUATTARA

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