Elections présidentielles de novembre, ils seront encore 13 candidats

Le Conseil constitutionnel a définitivement arrêté la liste : ils seront 13 candidats à disputer le fauteuil présidentiel, actuellement occupé par Roch Marc Christian Kaboré, le 22 novembre prochain. Sur le bulletin unique, chaque candidat connait sa position. Dô Pascal Sessouma vient en premier, suivi d’Eddie Komboïgo. Claude Aimé Tassembédo ferme la boucle, juste après Tahirou Barry. Roch Marc Christian Kaboré, celui dont le fauteuil est convoité, vient en neuvième position. Le principal veinard de la décision du Conseil constitutionnel qui a retenu 13 candidats, c’est Yacouba Isaac Zida, le candidat du Mouvement populaire du salut (MPS) d’Augustin Loada. Car, avec son statut d’exilé et de déserteur de l’armée, de nombreux Burkinabè ne croyaient pas que le Constitutionnel allait valider sa candidature. Reste à savoir comment un candidat absent va-t-il battre campagne.

Quant aux positionnements sur le bulletin unique, ils sont différemment appréciés par les candidats et leurs partisans. Si pour les uns, c’est bon, pour les autres s’aurait été mieux s’ils occupaient les premières places. Car au Burkina Faso où l’électorat est analphabète, occuper les premières places sur un bulletin unique est plus facile à expliquer et à choisir. C’est le sort qui a décidé et chacun va désormais devoir faire avec.

En effet, à dire vrai (et les candidats et leurs soutiens devaient le savoir), ce n’est pas une position sur un bulletin unique qui peut faire gagner une élection présidentielle. Une élection présidentielle, c’est connu de tous, est un engagement personnel qu’un homme prend devant son peuple. Qui le connait parce qu’il a déjà fait ses preuves dans la gouvernance. Soit au plan national, soit au plan international. Ou sur les deux en même temps. Une élection présidentielle, c’est en plus un programme de développement, une vision. Enfin, une élection présidentielle, ce n’est pas une élection du président d’une association, dans un quartier, un village ou une ville. Mais, c’est l’élection de celui qui va diriger tout le Burkina Faso pendant les cinq prochaines années. Après la signature du pacte de bonne conduite qui sera faite ce soir même à la salle de conférences de Ouaga2000 par tous les acteurs, on pourra dire que le dispositif pour le début de la campagne et les élections de façon générale, est en place. En tout cas pour l’instant, aucun candidat ne se plaint véritablement de la manière dont le processus est conduit. C’est la preuve que jusqu’à présent, tout se passe normalement.

Les Burkinabè ont tout intérêt que ces prochaines élections se déroulent dans la transparence la plus totale. Les exemples autour de nous (Guinée et Côte-d’Ivoire notamment) ne rassurent pas. Le pouvoir de Roch sous lequel s’organise pour la première fois une élection présidentielle, a surtout grand intérêt à assoir les bases véritables d’un retour définitif aux bonnes pratiques démocratiques. Gagner une élection n’est pas une fin en soi. La perdre n’est pas non plus la fin du monde. Dans tous les cas, sur les treize candidats, seul un  sera élu le 22 novembre.

Dabaoué Audrianne KANI

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