Le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou en compagnie du Secrétaire permanent pour l’élimination du paludisme, Dr Sidzabda Kompaoré, est parti le 21 août 2026 s’enquérir du déroulement de la deuxième phase de la Campagne nationale de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS+). Prévue du 20 au 23 aout, cette initiative vise à protéger plus de 5 millions d’enfants sur l’ensemble du territoire national.
Cette sortie se tient dans le cadre des Journées nationales de lutte antivectorielle (JNLAV) qui se tient de juillet à octobre 2026. Cette nouvelle phase de la CPS+ s’inscrit dans une stratégie proactive de santé publique visant à réduire la mortalité et la morbidité liées au paludisme, particulièrement chez les sujets les plus vulnérables à savoir les enfants. La campagne qui se déroule sur toute l’étendue du territoire burkinabè, concerne un peu plus de 5 millions d’enfants. Dans le détail, les agents de santé et les volontaires ciblent environ 4 800 000 enfants âgés de 3 à 59 mois, ainsi qu’une extension de la cible à plus de 300 000 enfants âgés de 5 à 9 ans. Pendant trois jours, des médicaments préventifs sont administrés gratuitement. Le ministre de la Santé, Dr Lucien Jean-Claude Kargougou, a précisé que la stratégie ne s’arrête pas à la simple prise médicamenteuse. Cette opération intègre également la destruction des gîtes larvaires pour limiter la prolifération des moustiques, ainsi qu’un volet nutritionnel incluant l’identification, le dépistage et la prise en charge des cas de malnutrition.
Campagne satisfaisante à Saponé Marché
Lors de cette visite, le ministre Kargougou s’est entretenu avec les responsables du Centre de Santé et de Promotion Sociale (CSPS) de Saponé Marché. Le médecin-cheffe du district sanitaire, Liliane Bambara, y a présenté une analyse chiffrée de l’évolution du paludisme entre 2023 et 2025. Les statistiques révèlent des fluctuations significatives à savoir 2 741 cas en 2023, une hausse à 3 219 cas en 2024 (expliquée en partie par le contexte de la campagne Mildac), avant une baisse notable à 2 109 cas en 2025. Concernant les cas de paludisme grave chez les moins de 5 ans, après un pic de 15 cas en 2024, les chiffres sont repartis à la baisse en 2025. Le ministre s’est réjoui de l’efficacité des passages précédents (P0, P1, P2), notant que seuls quelques rares cas de paludisme ont été enregistrés chez les enfants n’ayant pas bénéficié de la couverture vaccinale ou préventive complète. « Tout se passe bien dans cette zone » a rassuré le ministre.
Une Synergie d’actions avec L’IPDC et la Brigade Laabal
Le déplacement ministériel a également été marqué par une visite aux sièges de l’Initiative Présidentielle pour le Développement (IPDC) et de la Brigade Laabal à Ouagadougou. Le ministre a tenu à saluer le travail remarquable de ces structures dont l’action contribue également à lutter au quotidien contre les maladies à transmission vectorielle. Le ministre a notamment loué la contribution financière et matérielle des populations, via l’IPDC, dans l’aménagement des rues, ainsi que les actions de la Brigade Laabal en faveur de l’hygiène et de l’assainissement. Le coordonnateur de l’IPDC, le Commandant Marcel Méda, ainsi que le commandant de la Brigade Laabal, le Lieutenant W. Franck Kabré, ont exprimé leur gratitude envers le ministre de la Santé pour cette marque de confiance. La journée s’est achevée par une visite terrain, permettant au ministre de constater de visu les réalisations concrètes de la Brigade Laabal en matière de salubrité publique, pilier essentiel de la lutte contre le paludisme.
Aïcha TRAORE
