Enfants handicapés : Les Sœurs de l’Annonciation plaident pour leur scolarisation

Les Sœurs de l’Annonciation de Bobo (SAB) ont organisé ce mercredi 11 novembre 2020 à l’Institut des jeunes sourds du Faso (IJSF) une activité dénommée « Tirer la sonnette d’alarme pour une éducation inclusive ». Il s’agit d’un plaidoyer pour la promotion des enfants vivant avec un handicap. Ladite cérémonie a connu la présence du 1er adjoint au maire de l’arrondissement N°5, Ousmane TRAORE.

Les enfants handicapés font un bruit assez fort pour atteindre l’oreille des autorités en charge de l’éducation

La campagne « Tirer la sonnette d’alarme pour une éducation inclusive » est une action mondiale. Elle a été initiée par la Fondation Liliane, une ONG néerlandais qui fait de la promotion de l’éducation des enfants et jeunes vivant avec un handicap. Elle se tient le 21 mars de chaque année. A cause de la pandémie de la Covid-19, elle n’a pu se tenir cette année à cette date. Selon Sœur Marceline Soulama, chargée du programme, « l’éducation est un droit fondamental de l’homme et un moyen essentiel pour le développement. Cela résulte qu’un pays qui ne parvient pas à faire d’importantes avancées en matière d’éducation, surtout en matière d’éducation inclusive, aura d’énormes difficultés à atteindre les objectifs de développement durable d’ici à l’horizon 2030 ». Selon elle, la situation de la scolarisation des enfants handicapés demeure préoccupante. « Selon une étude de la Banque mondiale, trois enfants handicapés sur dix n’ont jamais été scolarisés », souligne-t-elle. L’accueil de la diversité, le changement de mentalité, l’éducation par les pairs et enfin la responsabilité du système éducatif sont entre autres les principes directeurs de l’éducation inclusive. Au Burkina Faso comme ailleurs, la campagne « Tirer la sonnette d’alarme pour une éducation inclusive » est une activité de sensibilisation, de communication et de plaidoyer en vue d’alerter et, d’entrainer des prises de décisions et d’action politique. Cela, afin de permettre aux enfants handicapés de jouir aussi de leur droit d’aller à l’école tout comme leurs camarades valides. Pour le maire de l’arrondissement 5 Ousmane TRAORE, « ces enfants sont marginalisés alors que nous avons un objectif à atteindre, que tous les enfants puissent aller à l’école ». Modeste Sanou, parent d’élève de l’IJSF, lance un appel aux autorités burkinabè. « Nous demandons à l’Etat de s’intégrer davantage dans l’éducation des enfants vivant avec un handicap car ils ont la même nationalité, le même droit que les personnes normales. Ces enfants n’ont pas demandé à venir au monde avec un handicap », plaide-t-il. Sœur Marceline Soulama « invite plutôt les parents des enfants vivant avec un handicap à les inscrire dans les différentes écoles et de ne pas se décourager des enfants que Dieu leur a donnés ». Pour Salam Ouédraogo, directeur de l’Institut, « un enfant est égale à un enfant et aucun enfant ne doit être en marge de l’éducation ».

Casimir Seyram KAVEGUE/ Stagiaire

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