
Nombreux sont les secteurs, les quartiers et les rues de la ville de Bobo-Dioulasso qui méritent l’intervention de la brigade Laabal. Ce sont entre autres, le secteur 22, 21, Sarfalao, Lafiabougou, Tounouma, Accar-ville, Niènèta. On peut y trouver des ordures de tous genres comme les couches de bébé, des restes de nourritures versées sur la voies, des eaux salles et surtout celles qui proviennent des toilettes et qui coulent tout au long de la route. Elles dégagent des odeurs insupportables qui polluent l’environnement et perturbent la circulation des usagers. Des fois obligés de changer de passage afin d’éviter de ne pas rentrer dans ces ordures au risque de se salir. Cela devient aussi difficile pour les piétons d’emprunter sainement la route. Sinon, comment on peut apercevoir que dans une cour au secteur 21, l’eau de la toilette accompagnée de ces déchets coulent environ sur 100 m jusqu’au goudron et que les voisins et les commerçants riverains sont contraints de vivre dans cet état ? Ce phénomène est en train de prendre de l’ampleur dans la ville de Bobo-Dioulasso. Cette manière de faire se remarque également au quartier Niènnèta. Les maisons sont situées à côté des manguiers où l’eau des toilettes et les ordures se croisent dans les caniveaux. Les mouches, les moustiques et d’autres insectes s’en régalent, car ça devient leur endroit préféré. Ces saletés mélangées à l’eau de pluie, coulent jusqu’au marigot, alors que les enfants qui jouent à proximité peuvent y tomber et contacter ainsi le paludisme, le choléra et autres. Tout ceux-là sont certaines pratiques de la population qui refuse de comprendre ce message de sensibilisation : « Soyons propre autour de nous ». De ce constat, l’on peut dire qu’il y a un manque de volonté et de responsabilité. Malgré les sensibilisations de la brigade Laabal à Ouagadougou qu’elle voit à la télévision ou sur les réseaux sociaux, les populations bobolaises font ce qu’elles veulent. Garder les lieux propres, ne savent-elles pas que c’est une preuve de leur engagement patriotique et de leur participation citoyenne ? De ce fait, les habitants de ces concessions et les bailleurs doivent être mis devant leurs responsabilités. Ils doivent comprennent que le pays appartient à tout le monde, ils ne peuvent faire ce qu’ils veulent. Ces ainsi que l’instauration d’une brigade Laabal est vivement souhaitée à Bobo-Dioulasso. Quand le Président, Capitaine Ibrahim Traoré, parle d’engagement patriotique et de participation citoyenne, c’est de cela aussi qu’il s’agit. Cela devrait être l’occasion pour eux de valoriser et mettre en lumière les bons exemples d’un citoyen en matière de civisme. Cet engagement ne doit pas consister à des paroles en l’air, mais des actions concrètes de la population. Le citoyen patriotique doit aimer et défendre sa patrie en posant des actes responsables.
Estelle Wende Mi KOUTOU