La Journée mondiale de la radio est célébrée chaque année le 13 février. Elle a été proclamée en 2011 par l’UNESCO pour souligner l’importance de la radio en tant que moyen de communication accessible et influent à travers le monde.
L’édition 2025 de cette célébration met à l’honneur le thème « Radio et changement climatique ». Cette thématique souligne le rôle essentiel de la radio dans la sensibilisation du public aux enjeux environnementaux et climatiques. A l’occasion de cette journée nous avons tendu notre micro à des acteurs du domaine à Bobo-Dioulasso et à Banfora
Soumaïla D Héma, journaliste à la radio Munyu de Banfora
« C’est une journée très importante »
Cela va permettre à tout le monde de savoir ou d’avoir une idée de ce que les acteurs des radios font. Cette journée consacrée à la radio va permettre de galvaniser davantage ces acteurs du son. De nos jours, la radio contribue à diffuser l’information, à sensibiliser, éduquer et informer. Par exemple chez nous ici à la radio Munyu, on a un programme bien déterminé. Cette radio joue un rôle très important. J’invite la population à écouter la radio, à s’intéresser à la radio et à faire confiance aux acteurs de radio.
Aristide Nombré, chef de programme de la Radio Catholique Teriya de Banfora
« C’est grâce aux auditeurs que nous sommes là»
De nos jours, en ville c’est souvent dans quelques points de commerce qu’on écoute la radio. Mais la radio est beaucoup plus écoutée dans les villages. Au village on accroche la radio à un arbre et facilement ils écoutent. Avec l’avènement du numérique tout se passe sur les réseaux, même les publicités c’est souvent dans les groupes WhatsApp. On essaie de faire avec, sinon ce n’est plus comme avant. Notre Radio, c’est à dire la Radio Catholique Teriya, a mis l’accent sur le dioula car dans la région beaucoup de gens comprennent le dioula. On a souvent des messages de sensibilisation, de paix et de cohésion dans les langues locales. C’est grâce aux auditeurs que nous sommes là. Nous sommes là pour les servir. J’invite les auditeurs à s’intéresser beaucoup aux programmes des radios.
Bertin Traoré, technicien à la radio Munyu de Banfora
«On essaie de faire de notre mieux »
La radio, c’est un outil de communication qui permet aux auditeurs d’écouter tout ce qui se passe ici et ailleurs. C’est aussi un outil d’approche, un outil qui réunit la population. Cette journée pour nous, en tant que personnel de la radio, nous glorifie, parce qu’on sait que le monde entier pense à la radio. Je m’en félicite. C’est vrai qu’avec l’avènement du numérique, la radio est souvent confrontée à un certain nombre de difficultés, mais on essaie de faire de notre mieux. J’invite les auditeurs à faire confiance aux acteurs des radios.
Mamou Ouedraogo journaliste à la radio Oméga Bobo.
« On se demande si la radio sera toujours un media informateur »
« Pour moi le 13 février, journée mondiale de la radio c’est une journée spéciale en tant que journaliste de la radio c’est déjà une fierté de voir une journée dédiée spécialement à ce media. Cela montre vraiment toute l’importance que le monde entier accorde à ce media et proximité. Ça fait également une fierté pour le personnel que nous sommes de se voir valoriser ; ça nous rappelle en même temps combien nous devons nous sacrifier davantage pour donner la bonne information à ce monde, à nos auditeurs qui ne cessent de nous écouter à chaque fois. Et oui, on fait face à beaucoup de défis de nos jours surtout, nous pouvons dire que la radio fait fasse a beaucoup de défis par exemple il y’a la mutation de nouvelle technologie, le numérique, les radios sont obligés maintenant d’avoir des sites numériques, des pages Facebook pour pouvoir passer l’information, des comptes Tiktok un peu partout pour pouvoir passer l’information parce que les gens prennent facilement l’information sur ses sites là avant d’aller écouter la radio. Si vous n’avez pas de sites, des pages Facebook vous devenez la dernière à donner l’information, donc on est maintenant obligé d’avoir des sites internet, des pages Facebook, des comptes Tiktok pour pouvoir donner l’information en même temps que sur vos ondes ; donc ça c’est déjà un défi. On se demande si à la longue la radio sera toujours vraiment un media informateur et aussi les gens pensent que la radio est faite pour les vieilles personnes, la campagne, généralement on le voit quand quelqu’un écoute la radio, on va que toi tu es une vieille personne non tu es entrain d’écouter la radio et pourtant la radio ce n’est pas faite pour les vieilles personnes et des gens de campagne c’est une chaîne d’information continue aussi. Beaucoup de radio aujourd’hui en plus de l’animation donne des informations donc que tu sois vieilles, jeunes, en campagne en ville c’est vraiment toute personne qui doit écouter la radio et non dédiée à un certain âge de personne, de catégorie de personnes. Il y’a aussi ce défi qui est là, les jeunes se disent que ce n’est pas pour les vieilles personnes donc à la longue on se dit que la radio c’est vraiment faite pour uniquement les jeunes, les vieux, donc ça même c’est déjà un défi mais bon on essaie de s’adapter et puis de pouvoir améliorer encore les contenus et pouvoir augmenter encore nos prestations. »
Propos recueillis par
Aymeric KANI et
Besseri Frédéric OUATTARA