Kari dans la région cotonnière de Houndé : le GPC féminin Dombeni-seni a reçu des intrants agricoles

La Société burkinabé des fibres textile (SOFITEX) a procédé à la remise d‘intrants agricoles au Groupement de producteurs de coton (GPC) féminin Dombeni-seni, samedi 25 mai 2024. C’était à Kari dans la région cotonnière de Houndé.

Cette remise d’intrants au GPC féminin Dombeni-seni de Kari est constituée, pour cette première phase, de semences et d’appareils de traitement pour lui permettre d’emblaver une superficie de 71 hectares de coton, soit 11 hectares de plus par rapport à la campagne passée. Avec cette remise, une estimation de 80 tonnes à la fin de la campagne est attendue. A travers cela, les femmes du GPC Dombeni-seni veulent manifester leur plein engagement à produire le coton, source de revenus pour elles.
«Nous allons travailler à accroitre notre production»
Après avoir reçu la semence, Haketa Coulibaly, présidente du GPC Dombeni-seni, a rassuré de l’engagement de son GPC à accroitre sa production pour plus de rendement. A l’entendre, «la campagne précédente, nous avons emblavé 60 hectares de champ de coton. Pour cette campagne, nous allons aller à 71 hectares pour une estimation de 80 tonnes de coton graine. Nous sommes vraiment contentes et nous remercions la SOFITEX pour son engagement à nos côtés», a-t-elle laisser entendre.
Tous comme la présidente du GPC, Laboué Hazi, productrice de coton et membre du dudit GPC, va étendre son champ de coton qui passera de 8 à 13 hectares. En ces mots elle traduit son engagement : «nous sommes engagées à produire le coton et à augmenter nos superficies cette année. Avec les 13 hectares que nous allons cultiver, nous espérons avoir 15 tonnes. Nous souhaitons avoir un bon accompagnement pour l’atteinte de nos objectifs».
Les hommes prêts à accompagner les femmes
Dans le village de Kari où se trouve le GPC féminin Dombeni-seni, les hommes sont disposés à accompagner leurs femmes dans la production cotonnière. Cet accompagnement se manifeste à plusieurs étapes de la production selon Bemahoun Moutuan. Pour lui, tout commence par l’accès des femmes à la terre. «Pour faire du coton, il faut la terre, et nous mettons la terre à la disposition des femmes. Nous faisons le défrisage, le labour ainsi que les différents traitements pour elles. Un fois récolté, nous assurons le transport du coton des champs au comptoir pour que le coton soit enlevé par la SOFITEX et chaque femme garde son ticket. Le jour que l’argent de la vente est disponible, elles partent chercher elles-mêmes leur dû».
«Toutes les femmes qui hésitent à produire du coton peuvent s’organiser en groupe»
Après avoir procédé à la remise des semences aux femmes, Ousmane Sié, chef de la région cotonnière de Houndé, les à encourager pour leur engagement tout en les invitant à la solidarité et à l’entre-aide. Il a invité également toutes celles qui hésitent à s’engager dans la production du coton, à s’organiser en groupe à l’image du GPC féminin Dombeni-seni. «Nous avons procédé à la remise de semences. En fonction de l’évolution de la campagne, d’autres intrants suivront. Nous remercions les femmes pour leur engagement et les invitons à l’entre-aide mutuelle. Nous invitons toutes les femmes à suivre l’exemple du GPC féminin Dombeni-seni pour pouvoir bénéficier des revenus du coton », a-t-il conseillé.
Aymeric KANI

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