
Suite aux interventions de la Brigade Laabal pour dégager les emprises de la voie publique des occupations anarchiques, une de nos équipes a fait le constat dans quelques rues de Bobo-Dioulasso, le mardi 17 février 2026.
Auparavant, circuler dans la ville de Bobo-Dioulasso représentait un véritable défi quotidien. Les voies étaient particulièrement serrées et l’espace réservé aux usagers réduit à sa plus simple expression, rendant la circulation difficile et peu fluide. Cet encombrement permanent étouffait la mobilité urbaine. Depuis le début de l’année, la Brigade Laabal mène une opération de libération de l’occupation anarchique des abords de certaines routes par des commerces et des kiosques, entraînant l’arrêt des activités pour de nombreux établissements. Ousseni Sanfo, un usager de la route, livre son sentiment sur la situation actuelle. «Avec la libération des accotements, la ville révèle enfin son véritable visage. On découvre avec surprise que la ville possède de larges avenues où l’on circule désormais avec aisance. Ce sentiment d’espace retrouvé est véritablement libérateur. Si s’arrêter en véhicule relevait autrefois du défi, c’est aujourd’hui devenu une formalité. Bien que l’on puisse éprouver une certaine tristesse pour ceux qui occupaient ces lieux, cette transformation était une étape nécessaire pour le bien de tous», affirme-t-il. Les surfaces qui ont été évacuées, offrent désormais des possibilités pour la création d’infrastructures urbaines. La municipalité peut envisager l’installation de zones de stationnement, de parkings ou de points d’arrêt pour les bus, facilitant ainsi l’attente des passagers. L’objectif de cette mesure réside dans la restitution des espaces publics à la commune afin de garantir la fluidité du trafic et d’assurer la protection des personnes qui empruntent ces voies. Toutefois, cette mesure est présentée comme une nécessité pour la transformation de l’espace urbain et la mise en sécurité des populations. L’encombrement des abords des voies constituait un facteur de risque en cas de sortie de route d’un véhicule. En dégageant ces zones, les autorités visent à réduire la probabilité d’accidents touchant les occupants des accotements tout en travaillant à redorer l’image de la ville. Le processus privilégie ainsi la prévention des drames routiers et l’organisation de la circulation au détriment de l’occupation commerciale immédiate.
Sur le plan financier, cette opération engendre des conséquences visibles. Pour les commerçants, cela représente une perte de revenus suite à l’arrêt de leurs ventes sur ces emplacements. Pour la commune, cela se traduit par une diminution de la collecte des taxes sur les boutiques, les kiosques, et les restaurants qui contribuaient auparavant à l’économie locale.
Judicaël DOFINI