Lutte contre le Covid-19, sanctionner tous ces contrevenants

A Houndé, une dizaine de personnes se sont évadées alors qu’elles étaient confinées pour avoir eu des contacts avec un cas positif. Depuis, les services compétents sont à leur recherche. Pour en arriver là, il a fallu que le cas confirmé, malgré la maladie, s’est lui aussi rendu dans le maquis où servent les dix personnes. A Bobo-Dioulasso, deux personnes après avoir appris leur positivité à la maladie, ont tout simplement éteint leurs téléphones pour ne pas être mises en quarantaine et prise en charge. D’autres refusent tout simplement.

Toutes ces personnes confirmées positives savent pertinemment que la maladie est contagieuse. Aussi, savent-elles qu’elles exposent à la mort de même que leur entourage, voire toute une communauté. Malgré tout, elles ont choisi de répandre la maladie ; puisque finalement c’est de cela qu’il s’agit. Car, aucune autre raison ne peut justifier le fait que quelqu’un sache qu’il est malade mais ait décidé de contaminer d’autres personnes. C’est pourquoi, il faut tout mettre en œuvre pour retrouver ces personnes. Les soumettre au respect strict des mesures à observer en cas de contact avec un malade à la maladie à Coronavirus, mais également à suivre scrupuleusement le traitement au cas où ces personnes sont déclarées positives. Passée cette première étape, il faut prononcer des sanctions contre ces personnes qui se sont comportées ainsi. Car, tant qu’on ne sanctionnera pas des gens pour avoir contribué à propager cette maladie, les efforts fournis jusque-là risquent d’être vains.

Malheureusement au Burkina Faso, l’impunité semble être la chose la mieux partagée. Sinon, le Premier ministre, par décret avait rendu le port du masque obligatoire. Tout contrevenant devait être sanctionné. Aujourd’hui, c’est le nez et la bouche bien dehors que les Burkinabè se côtoient ; dans des cérémonies officielles ou privées. Le cas des cérémonies d’investiture des trois grands partis politiques (MPP, UPC et CDP) sont là pour le prouver. Dans les maquis, les boîtes de nuit, les restaurants et même dans les centre de santé,  «on s’en fou du cache-nez». Et il y a rien. Quant aux lave-mains, la plupart d’entre eux sont royalement ignorés. S’ils ne manquent pas d’eau et de savon. Devenus ainsi des objets encombrants devant les portes de certains services. Comme quoi, pour les Burkinabè, la maladie à Coronavirus est bien derrière nous.

Et pourtant ! Il est évident qu’on est bien obligé de vivre au quotidien avec la maladie à Coronavirus. Qui, finalement, est devenue une maladie comme le paludisme ou le rhume. Mais cela n’est pas une raison suffisante pour croire qu’elle ne peut plus faire des ravages. Des pays ont cru la même chose et se retrouvent aujourd’hui parmi les plus touchés par cette maladie (en termes de malades que de morts).

De ce point de vue, il s’avère donc nécessaire pour les pouvoirs publics de faire respecter la loi afin de protéger les citoyens. C’est à la fois un devoir pour l’Etat et un droit pour les populations.

Dabaoué Audrianne KANI

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