Lutte contre les produits prohibés : Environs 21 tonnes de médicament incinérés à Bobo-Dioulasso

Les services techniques de la commune de Bobo-Dioulasso ont procédé ce lundi 10 juillet 2023 à l’incinération de produits (médicaments) prohibés et de carcasses de bœufs. C ‘était au centre technique d’enfouissement technique.

Composé essentiellement de médicaments biomédicaux et de stupéfiants divers d’un poids d’environ 21 tonnes et d’une valeur estimative de 1,9 milliard FCFA, la saisie de ces produits prohibés a eu lieu le dimanche 04 septembre 2022 au marché central de Bobo-Dioulasso. Une saisie effectuée par le Service régional de police judicaire après des enquêtes sur une période de 10 mois. Enquêtes à l’issue desquelles plus d’une centaine de boutiques ont été identifiées et une cinquantaine mise sous scellés, quatre personnes identifiées comme cerveaux du trafic et poursuivies pour trafic illicite de médicaments prohibés, d’exercice illégal de la profession de pharmacien et de blanchiment de capitaux. Du patrimoine d’une valeur de cent-neuf millions quatre cent quarante et un mille cent treize francs a également été gelé. « Ces produits sont illicites et nocifs à la santé. Après démantèlement de certaines bases terroristes, on retrouve souvent ces produits qui constituent une drogue pour les terroristes qui en consomment avant d’opérer. Nous demandons vraiment à la population de se démarquer de la consommation de ces produits », a laissé entendre Mahama Kaboré, Commissaire principal de police. Cyrile Ouédraogo, Pharmacien en service à la Direction régionale de la Santé et de l’Hygiène publique des Hauts-Bassins, embouchera la même trompette en disant que ces types de médicaments sont la cause de plusieurs maladies comme les insuffisances rénales, les hépatites, les résistances antimicrobiennes…d’où son invite également à l’endroit des populations à s’en démarquer. Pour le parquet, représenté par Zakaria Bandaogo, substitut du procureur du Faso près le tribunal de grand de grande instance de Bobo-Dioulasso, les présumés coupables encourent une peine d’emprisonnement d’un an à dix ans et une amende pouvant s’élever au quadruple de la valeur des produits saisis, conformément à l’article 358-18 du code pénal.

Pour ce qui est des carcasses de bœufs, elles ont été saisies durant la période de la fête de tabaski 2023 à l’abattoir frigorifique de Bobo-Dioulasso, selon le secrétaire général de la commune de Bobo-Dioulasso, Wibgha Rayinsom Narcisse.

Aymeric KANI

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