A l’issue de deux jours de travaux, la 7ème édition de la Semaine d’activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) a officiellement fermé ses portes avec beaucoup de satisfactions. Cette édition placée sous le thème « Les défis de la réhabilitation et de la fermeture des mines en Afrique : quelle nouvelle vie pour les communautés locales ?», a été émaillée de panels, de visites de terrain, et d’échanges B2B pour un partage d’expériences fructueux. La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre des Mines, de l’Energie et des Carrières Yacouba Zabré Gouba.
Pendant les deux jours de la tenue de la Semaine d’activités minières de l’Afrique de l’Ouest, il y a eu quatre panels, quatre sessions ordinaires, une session « Initiative AES », une session Green Innov et quatre sessions Sponsors, deux sessions techniques. Au-delà du panel sur la thématique 2025 du SAMAO, sur « les défis de la réhabilitation et de la fermeture des mines en Afrique : quelle nouvelle vie pour les communautés locales ?», plusieurs sous thèmes intéressants ont été abordés lors des échanges. C’est le cas de l’initiative AES développée par le SG du ministère des Mines, de l’Energie et des Carrières, Doulaye Sanou. Son exposé sur « l’Expérience des pays de l’AES dans la réhabilitation des mines » a mis l’accent sur les stratégies, succès et défis rencontrés dans la transition post-exploitation. Dans le même ordre idée, Fatim Ousseni, Directrice générale de l’Environnement du Niger, a partagé l’expérience réussie de son pays dans le cadre de la fermeture de la mine d’uranium de la Compagnie Minière d’Akouta (COMINAK). Et Aristide Belemsobgo, Directeur général des Mines et de la Géologie (DGMG) du Burkina Faso, a partagé l’expérience de son pays qui consiste en des essais de réhabilitation progressive durant la vie de la mine, notamment celle de Essakane de Roxgold Wahgnon. Il a précisé que le Burkina Faso n’a pas d’expérience en matière de réhabilitation et de fermeture de mines. Et Issa Coulibaly, Directeur national de la Géologie et des Mines du Mali, est revenu sur l’expérience écourtée de la réhabilitation des mines de Morila et de Yatéla. Un autre sous thème a porté sur « les méthodes et techniques de réhabilitation et de fermeture des mines ». Entre les différentes sessions et panels du forum SAMAO 2025, des créneaux ont été spécialement réservés aux sessions sponsors, permettant aux sociétés minières et partenaires de présenter leurs initiatives, innovations et bonnes pratiques dans le secteur minier. Et cela est assorti de recommandations à l’endroit du privé et des gouvernants.
Les principales recommandations de cette édition du SAMAO
Les débats contradictoires, les échanges d’expériences et les diverses propositions, ont permis de formuler des recommandations à l’endroit du privé et des gouvernants. Ainsi, les participants du SAMAO 2025 recommandent à l’endroit du privé, de rendre disponible les informations sur les modalités d’estimations des coûts de réhabilitation et de fermeture des différentes sociétés minières. Et aux gouvernants, de mettre en place un référentiel des coûts en matière de réhabilitation et de fermeture des mines, de renforcer la synergie d’actions entre les acteurs en charge de la réhabilitation et la fermeture des mines mais aussi le cadre juridique (diversification des formes de compensation foncière, accompagnement des communautés dans les négociations, favoriser le dialogue entre les acteurs) , de mener des réflexions pour la mise en place de programmes de reconversion et de diversification économique pour soutenir le développement local à l’après mine, de mettre en place une structure dédiée spécifiquement à la gestion des questions de réhabilitation et fermeture des mines, de créer des cadres de concertations entre pays de l’AES en vue d’une amélioration et l’harmonisation des politiques minières au sein la confédération, de former des experts en réhabilitation et fermeture des mines. Enfin d’impliquer davantage la recherche scientifique dans la mise en place des solutions innovantes en matière d’extraction, réhabilitation et fermeture des mines. Pour leur contribution au développement du secteur minier et leur soutien à l’organisation du SAMAO, quatre Burkinabè ont reçu la distinction de chevalier de l’ordre du mérite du commerce et de l’industrie avec agrafe mine et carrière.
Firmin OUATTARA
