Police municipale et police nationale de Banfora :solidarité et reconnaissance mutuelle entre des flics

Être dans une même famille, c’est l’objectif d’une rencontre initiée le lundi 10 février 2025 entre la police nationale et la police municipale de Banfora, à la direction de la police municipale de Banfora.

 

La collaboration entre la police municipale et la police nationale au Burkina Faso est essentielle pour assurer la sécurité publique. Cette coopération se manifeste notamment à travers des cadres d’échanges réguliers, visant à coordonner leurs actions. Cela vise à renforcer le lien avec la population et améliorer l’efficacité des interventions. Pour la circonstance, le Commissaire central de police (CCP) de Banfora, Arsène Poda, accompagné d’une forte délégation, s’est rendu à la police municipale. C’était sous la présidence de Yakouba Barro, préfet et Président de la délégation spéciale (PDS) de Banfora. Cette rencontre entre la police nationale et la police municipale de la ville de Banfora est une grande première. En effet, c’est la toute première fois que ces deux structures de sécurité se mettent ensemble pour une présentation de vœux à Banfora. Il s’agissait d’abord de se présenter les vœux de nouvel an 2025, ensuite de mieux se connaitre et fraterniser pour une bonne collaboration et cohésion sociale entre policiers.

« …on vous demande plus »

Le PDS Barro a salué l’initiative et exhorté les « Flics » à plus d’ardeur au travail. « Ce que vous faites comme effort c’est bien, mais on vous demande plus », a exhorté le PDS Yakouba Barro.Le directeur de la police municipale de Banfora, Rock Ardjouma Hié, n’a pas caché sa satisfaction. « L’idée de cette rencontre entre les deux structures est venue du CCP Arsène Poda. Le CCP, en faisant cette approche, entend renforcer la collaboration entre ces deux institutions. Nous avons mené plusieurs missions conjointement au cours desquelles les engins saisis ont été déposés à la police municipale qui a bénéficié des contraventions. C’est une question d’hommes, il va de soi qu’on active certaines initiatives. Tous savent que si les têtes s’entendent, nous devons tout faire pour nous entendre. Donc cela va renforcer davantage les liens de collaboration. La police nationale et la police municipale de Banfora s’entendent très bien. Il n’y a pas de problème entre ces deux corps, comme certains le pensent. On a toujours travaillé ensemble et on va continuer de toujours travailler et collaborer ensemble pour le bon développement de la ville et des populations», explique le patron de la police municipale Rock Ardjouma Hié.

Le sens de la fraternité et de la collaboration

Quant au Commissaire central de police de Banfora, Arsène Poda, «la seule explication à cette activité, c’est dans le sens de la fraternité et de la collaboration entre la police nationale et la police municipale que nous l’avons voulue. Nous avons échangé entre responsables et on a estimé qu’il fallait parfaire la collaboration. La police nationale a donc proposé que la police municipale la reçoive dans ses locaux, d’où notre présence ici. L’idée est de faire savoir aux différents hommes qu’au niveau de la hiérarchie, la collaboration est parfaite et il faut que cette collaboration puisse redescendre jusqu’aux éléments ».

Le PDS Yakouba Barro, a invité tous les éléments à la franche collaboration sur le terrain et d’éviter de se regarder en coépouses car cela serait très dangereux pour la commune. « Cette rencontre, c’est pour dire que désormais entre vous, éléments de rang, vous ne devez pas venir voir vos responsables en cas d’incompréhension entre vous, mais comprenez-vous sur le terrain », leur a-t-il conseillé. Saisissant l’occasion, il a fait savoir aux policiers que ce qui se passe à Ouagadougou en termes de lutte contre l’occupation anarchique des voies publiques, va arriver à Banfora. « Dans les jours à venir, ce qui se passe à Ouagadougou va arriver ici, il faut assainir nos voiries, il faut assainir nos villes. Vous connaissez Banfora, on aura besoin de vous, policiers, pour mettre de l’ordre », a-t-il prévenu.

Besseri Frédéric OUATTARA/ Banfora