Produits de grande consommation : Le ministre du Commerce veille au respect des prix

Harouna Kaboré, ministre en charge du Commerce a fait le tour de quelques commerces, pour s’assurer du respect des prix de ventes autorisés et de la qualité des produits de grande consommation. C’était le vendredi 9 avril 2021 à Bobo-Dioulasso. Il était accompagné à cet effet par une équipe de la Direction générale de la Règlementation et du Contrôle des prix, de Répression des fraudes et de l’Agence de la métrologie et de la qualité, ABNORM.

Le ministre en charge du commerce était sur le terrain pour le lancement officiel des opérations de contrôle des prix des denrées de première nécessité

A travers cette tournée, le ministre en charge du Commerce lançait officiellement les opérations de contrôle des prix de grande consommation, à l’approche du mois de jeûne musulman. Il s’agit notamment du sucre, des huiles alimentaires, du riz et des autres céréales locales. Le mois de ramadan est une période de forte demande de ces produits en question. Selon Harouna Kaboré, « des commerçants de mauvaise foi pourraient profiter de cette forte demande pour augmenter les prix et écouler des produits de qualité douteuse ». A l’entendre, ces opérations de contrôle ont pour but d’empêcher des éventuels hausse de prix. Elles ont certes été officiellement lancées le 9 avril 2021, mais ces opérations de contrôle ont débuté depuis le 25 mars dernier et se poursuivent sur toute l’étendue du territoire national, a précisé le ministre.

Pour cette sortie terrain dans la ville de Sya, le ministre en charge du commerce et son équipe ont d’abord fait une escale au magasin de stockage des établissements Nana Boureima, situé au centre-ville. Du riz y est exclusivement stocké. L’équipe a donc procédé à la vérification du poids de quelques échantillons de sacs de riz, qui dans les normes doit être de 50 kg chacun. Mais les 5 sacs de riz choisis au hasard avaient des poids compris entre 48 kg et 49,54 kg. Face à cette situation, Adama Nana, le représentant des établissements Nana Boureima se défend. Selon lui, les sacs à l’arrivée ont tous un poids de 50 kg. Mais après avoir été stocké durant un bout de temps, avec « notre climat », les graines de riz perdent de l’humidité et de poids.

La marge d’erreur acceptable

Pour Moumouni Doulkoum, Directeur Général de la règlementation et du contrôle des prix, la règlementation est « claire là-dessus », « lorsque le poids du produit n’est pas respecté, le commerçant s’expose à des sanctions », comme la saisie des produits en cause par exemple. Mais concernant la présente situation, la marge d’erreur semble être acceptable, à l’entendre.

Harouna Kaboré et son équipe ont par la suite mis le cap sur Genedis Burkina Sarl, au secteur 21 de la ville où ils ont été accueillis par le chef d’agence, Yacouba Ouédraogo. La société est spécialisée dans la vente des huiles alimentaires et du sucre. Après avoir procédé au contrôle du poids des sacs de sucre en poudre, ceux-ci ont tous affiché au moins 50 kg. De ce côté à Genedis Burkina Sarl, tout allait bien.

L’équipe a clos sa tournée à l’alimentation ‘’le bon Samaritain’’, sise au quartier Farakan. En ce lieu, elle a pu constater l’affichage des prix des produits commercialisés. Henriette Kabré, gérante de ladite alimentation trouve que sur ce point, la marge autorisée pour la fixation des prix est respectée.

Harouna Kaboré constate l’affichage des prix sur les produits en vente dans ce commerce

Après le tour de ces quelques commerces, le constat général est « que chez certains commerçants, des prix ne sont pas affichés, chez d’autres, la règlementation relative à la distribution n’est pas non plus respectée ». C’est du moins ce qu’a soutenu Moumouni Doulkoum.

Des stocks suffisants pour le mois de ramadan

A Harouna Kaboré d’ajouter que concernant les produits de grande consommation surtout en période de ramadan, s’agissant du riz, du sucre de l’huile…, les boutiques et magasins visités ont du stock pour pouvoir tenir. Il trouve qu’on ne devrait donc pas se retrouver dans une situation où des prix augmentent au nom du manque de stock de ces produits. Il a déclaré que « nous avons suffisamment de stock des produits de grandes consommations au plan national pour consommer de façon normal, comme de manière exceptionnelle à cette période de ramadan ».

En ce qui concerne spécifiquement le sucre, il y en a suffisamment, soutient le ministre en charge du Commerce, mais le sucre local est en faible quantité. Non pas parce que les commerçants n’en commandent pas, mais à cause de la capacité de production de la SN- SOSUCO. En effet elle produit en moyenne 110 tonnes/jour selon Harouna Kaboré et les commerçants ont en ce moment, en commande non satisfaite d’environ 4000 tonnes. Il a dit avoir exhorté la direction de la SN- SOSUCO de réorganiser ses équipes pour produire davantage afin d’honorer au plus tôt les commandes en attente.

Abdoul Etienne SANON

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